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Ces dysfonctionnements qui tuent



Ces dysfonctionnements qui tuent
Ces derniers jours on assiste à une multiplication de faits. De simples actes qui causent des dégâts à des vies humaines.On entend des histoires au quotidien. Les décès liés à l'absence de prise en charge ou à la négligence sont devenus des cas fréquents. Ces derniers jours on assiste à une multiplication des faits. De simples actes qui causent des dégâts à des vies humaines. La semaine dernière, une femme enceinte de 23 ans et son bébé ont trouvé la mort après un refus de prise en charge au niveau de trois hôpitaux de la wilaya de Djelfa (Aïn Ouessara, Hassi Bahbah et Djelfa). Le ministère de la Santé n'a pas fini d'enquêter sur cette affaire, qu'une autre éclate.Une jeune femme de 20 ans, originaire de la wilaya de Aïn Defla, est décédée lundi dernier à l'hôpital de Blida à cause des négligences dont elle a été victime dans les établissements hospitaliers de la wilaya de Aïn Defla.La jeune femme a été admise à l'hôpital de Khemis Miliana où elle n'a pas été prise en charge avant son transfert vers un autre hôpital de la même wilaya. En dernier, elle a été transférée à l'hôpital de Blida où elle a rendu l'âme. Jeudi dernier, une femme âgée de 76 ans a trouvé la mort à l'intérieur d'un véhicule pris dans un embouteillage suite à la fermeture de la Route nationale n°12, reliant Alger à Tizi Ouzou, par les habitants de la commune de Tadmaït dans la wilaya de Tizi Ouzou. En raison d'une circulation bloquée dans les deux sens, les services de la Protection civile sont arrivés sur les lieux du drame en retard. Les cas recensés font état d'un vrai malaise au sein du secteur de la santé. Les patients souffrent le martyre pour se faire soigner. Le constat est de plus en plus alarmant. Pour une simple consultation, le patient se retrouve à courir d'un hôpital un autre. Retards énormes dans les rendez-vous, manque de moyens et de matériel médical, manque d'effectif, bureaucratie, les malades ne savent plus à quel saint se vouer. Malgré la réforme hospitalière engagée depuis des années, le résultat est loin d'être reluisant.Le nombre d'erreurs médicales est alarmant et renseigne sur le degré d'absence de conscience professionnelle. Malgré la forte présence du secteur privé, cela n'a pas réduit les souffrances des citoyens. Pourquoi' Qui est le responsable' Le corps médical est-il le seul coupable dans ce genre de cas' Certes, il est pour une grande partie responsable, mais cela n'exclut pas qu'il y a d'autres facteurs qui ont contribué à la détérioration de la santé publique. Absence de contrôle et de suivi, le secteur est livré à l'anarchie totale.L'affaire de la femme enceinte décédée n'est qu'un cas parmi des milliers de cas.Le problème du manque de sages-femmes et de lits se pose depuis des années. Des femmes enceintes se retrouvent parfois à partager le même lit. Pourtant des enveloppes énormes ont été dégagées afin d'améliorer les prestations de service au niveau des hôpitaux, mais en vain.Les malades sont livrés à eux-mêmes. Devant les centaines de patientss qui affluent au quotidien dans les hôpitaux, le corps médical dont le nombre est en constante baisse, reste incapable de faire face à la prise en charge des malades.Pour le représentant du Syndicat national des praticiens de la santé publique, (Snpsp), Lyès Merabet, la responsabilité dans cette affaire n'incombe pas uniquement à la sage- femme mais à tout le système sanitaire. Sur sa page Facebook, il a avancé, en guise d'argument, que le paramédical accuse un manque flagrant en termes de personnel estimé à 70.000 postes, selon un rapport de la tutelle. Il a avancé que 70% des médecins spécialistes en gynécologie travaillent dans le secteur privé. La tutelle, qui a ouvert une enquête, doit mettre le doigt sur la plaie pour sauver la santé, qui est en danger.
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