Le ministre de l'Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a indiqué,
jeudi à Alger, que tous les établissements scolaires construits à base de la
fibre d'amiante ont été éradiqués.
La substance, largement utilisée
comme isolant et en revêtement des sols et des cloisons, constituait un danger
réel pour les élèves.
Répondant à la question d'un
député de l'Assemblée populaire nationale (APN), lors d'une séance plénière,
Benbouzid a affirmé que sur instruction du président de la République, son
département a procédé à l'élimination des établissements scolaires amiantés en
raison de la dangerosité de cette matière pour la santé des élèves. Le ministre
citera la wilaya de Djelfa, région jugée prioritaire. Le ministre dit avoir
adressé des correspondances en début d'année scolaire aux walis concernés, dont
celui de Djelfa, en vue de procéder au transfert des élèves des établissements
amiantés vers d'autres structures, jusqu'à la finalisation des travaux de
réalisation de nouveaux établissements. Le ministre a précisé que le programme
sectoriel 2010 de la wilaya de Djelfa a prévu quatre nouveaux lycées, quatre
CEM et vingt écoles primaires ainsi que l'extension de 40 salles de cours.
Benbouzid a affirmé qu'un «intérêt particulier est accordé à la wilaya de
Djelfa», en raison, a-t-il dit, des mauvais résultats scolaires qui y sont
enregistrés chaque année.
Le ministre a rappelé également
que le gouvernement avait lancé un plan visant l'élimination totale des
constructions en préfabriqué que compte la wilaya de Chlef et d'une partie de
celles situées dans la wilaya de Aïn Defla, installées après le séisme de 1980,
affirmant que 8 milliards de dinars ont été consacrés à cette opération. Il
faut dire que le chantier de l'élimination de l'amiante reste vaste.
Lors de la conférence nationale
des directeurs des 48 wilayas, qui s'est tenue la veille de la dernière rentrée
des classes, le ministre avait explicitement avoué la subsistance d'un grand nombre
d'écoles amiantées et s'était dit regretter par là même que toutes ses
correspondances adressées aux responsables locaux n'aient pas eu un écho
favorable. « Nous avons certes transféré les élèves scolarisés dans certains
établissements concernés par ce danger vers d'autres écoles, mais il en reste
beaucoup. Les autres départements doivent jouer leur rôle car cela y va de la
santé de nos enfants», avait-il déclaré.
Par ailleurs, le ministre de
l'Education nationale a affirmé qu'un décret exécutif élaboré par son
département, visant à lutter contre la violence en milieu scolaire, est
actuellement au niveau du secrétariat général du gouvernement. Il a évoqué une
étude élaborée par son département sur le sujet.
L'enquête a révélé que le taux de
violence en milieu scolaire en Algérie était stable durant la période
2000-2004, avant de baisser durant l'année scolaire 2005-2006. La même étude a
conclu, selon le ministre, que la violence exercée par les enseignants et
l'administration scolaire contre les élèves était de moins de 1% par rapport
aux autres types de violence. Un taux faible, a-t-il estimé. Benbouzid, qui a
indiqué que la violence en milieu scolaire touche l'ensemble des pays dans le
monde (30% dans les pays arabes, 35% en Europe et 65% aux Etats-Unis), a
précisé que son département avait pris des mesures palliatives, dont la
création de la commission nationale de lutte contre la violence en milieu
scolaire.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Amine L
Source : www.lequotidien-oran.com