La visite effectuée hier à Constantine par le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, Abdelaziz Ziari, n'a fait que confirmer le déficit criant en matière d'infrastructures sanitaires et en personnels paramédicaux.Mais le plus attendu, et qui a fait couler beaucoup d'encre, reste sans conteste le centre anticancer (CAC) qui a accusé un grand retard quant à sa mise en marche, notamment par rapport aux équipements, acquis depuis 2 ans, et qui ne sont pas encore fonctionnels, particulièrement l'accélérateur et le bunker pour l'abriter. A ce propos, le professeur Aïcha Djemaâ, chef du service de radiologie au niveau du CHU de Constantine, a imputé ce retard à beaucoup d'obstacles indépendants de leur volonté, dont certains sont dus à un manque de cohésion de certaines administrations impliquées dans cette opération.
Elle fera savoir au ministre qu'il s'agit beaucoup plus «de l'acquisition d'une petite unité de CAC que d'une simple extension au regard des nouveaux équipements et des infrastructures». Le ministre, visiblement gêné et confus par toutes ces explications fournies, martèlera à l'adresse des représentants du fournisseur des équipements : «Le plus important pour moi, ce ne sont pas ces détails techniques, c'est quand le malade sera-t-il enfin pris en charge '» Un des représentants répondra tout de go : «Dans 12 mois, tout rentrera dans l'ordre !» Ce à quoi le ministre rétorquera, avec un brin d'amertume : «Sachez que c'est un dossier que je suis de très près et au quotidien.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N Benouar
Source : www.elwatan.com