D'après le bilan des activités des unités de la Gendarmerie nationale, le nombre d'enfants victimes de violence n'a pas baissé comme, on a bien voulu le faire croire, jusqu'à présent.
En revanche, contrairement aux affirmations de la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le nombre de mineurs impliqués dans les délits semble avoir nettement diminué, selon les chiffres fournis par le commandement de la Gendarmerie nationale. Si en 2011, 2 544 cas de violence sur enfants ont été enregistrés contre 2 241 en 2012, cette baisse est, somme toute, très relative lorsque l'on sait que les premiers chiffres de la Gendarmerie nationale pour l'année 2013 n'augurent, hélas, rien de bon. Jugeons-en ! Il a été constaté une nette envolée de ce phénomène depuis le début de l'année. Rien que pour les quatre premiers mois de 2013, il a déjà été dénombré quelque 915 cas de violences sur enfants dont ceux largement médiatisés de Brahim et Haroun de Constantine. Un chiffre, du reste, alarmant qui indique, si besoin est, que l'Algérie vient d'atteindre dans ce domaine un seuil critique ! Et pour cause, en valeur relative, ce chiffre a plus que doublé. Dans les violences sur les enfants, on retrouve notamment les coups et blessures volontaires, l'attentat à la pudeur, l'homicide volontaire, les viols, l'inceste, l'incitation à la débauche, etc. Quant au nombre de mineurs mis en cause dans des délits, les chiffres de la gendarmerie indiquent, cette fois, une baisse sensible contrairement aux chiffres de la DGSN. De 3 284 cas en 2011, ce chiffre a baissé à 2 778 en 2012. Quant à la tendance pour 2013, le rapport indique le nombre de 915 cas recensés pour les quatre premiers mois de l'année. Un chiffre, du reste, très élevé. Enfin, parmi les délits dont se rendent souvent auteurs les mineurs, on retrouve surtout les vols, les coups et blessures volontaires, l'émigration clandestine, la prostitution, la consommation de stupéfiants, etc. Sans prétendre à l'analyse poussée, il nous faut admettre que la société algérienne a beaucoup changé ces dernières années. Beaucoup plus inégalitaire, ses transformations ont affecté les mineurs dont la délinquance ne cesse aujourd'hui de progresser. Last but not least, les violences commises sur les enfants traduisent les frustrations d'une société malade, en proie à des démons qui ont pour nom inceste, pédophilie. La peine de mort que certains appellent, aujourd'hui, à cor et à cri suffirait-t-elle à juguler cette tendance ' Rien n'est moins sûr, le mal est si profond !
M C L
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Chérif LACHICHI
Source : www.liberte-algerie.com