Le vieux bâti menaçant ruine pose toujours problème à Constantine et aucune solution pérenne devant conforter les habitants, dans l'expectative depuis des années, n'a été dégagée. Rien que cette semaine, des dizaines d'habitations se sont partiellement effondrées mettant de ce fait la vie de leurs occupants en danger.
Hier encore, une vielle bâtisse datant de l'époque coloniale, sise à la rue Diabi (Rabeine Cherif) dont une partie du plafond est tombée la semaine passée, s'est effondrée. Les dernières précipitations ont encore fragilisé ces immeubles vétustes dont certains datent du début du siècle dernier. Les habitants de l'immeuble, sept familles comptant près de 40 âmes, se sentant marginalisés par les pouvoirs publics, ont, dans un accès de colère, procédé à la fermeture de l'avenue Larbi-Ben Mhidi, mitoyenne à leur quartier. Usant d'objets hétéroclites, ces derniers ont refusé de libérer cet axe routier névralgique très fréquenté et ont réclamé la présence des responsables locaux. De longs bouchons se sont formés. Ce n'est qu'après l'intervention de la force publique, qui a ouvert des négociations avec les protestataires, rejoints entre temps par leurs amis et voisins de quartier en signe de solidarité, que ces derniers ont accepté de libérer la rue après avoir reçu des assurances de la part d'un officier qu'ils seront reçus dans l'heure qui suit par le chef de daïra. Promesse qui ne les a pas trop emballés étant donné, souligne un protestataire, que l'engagement pris la semaine dernière par le chef de daïra de les recaser dans des appartements neufs fin décembre risque de rester sans suite puisque ce dernier s'apprête à quitter son poste. Il aurait été promu au rang de secrétaire général de la wilaya d'Annaba. «S'il part (le chef de daïra, ndlr), qui nous garantira que sa promesse sera tenue par son successeur '», s'interroge notre interlocuteur. «Nous voulons du concret», ajouera-t-il. Aussi, des sinistrés rencontrés sur les lieux réclament «d'être recasés, le temps de leur octroyer des appartements neufs, dans des zones de transit puisque se trouvant à la rue avec enfants et bagages». Il convient de souligner dans ce contexte que les services de la Sonelgaz ont procédé, par mesure de sécurité, à la coupure de l'électricité et du gaz après le premier incident survenu la semaine dernière. D'autres cas similaires ont été enregistrés au niveau des quartiers de Rabeine Cherif, Bestandji, rue Belouizdad et la vieille ville de Souika. Heureusement pour l'heure, aucune victime n'est à déplorer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F B
Source : www.lesoirdalgerie.com