Quand bien même elle n'est pas la seule sur le plan national à s'être mise, contrainte ou forcée, aux «abonnés absents», l'Assemblée populaire de wilaya de Constantine - c'est l'avis de tous les observateurs avertis de la scène politique locale -, semble avoir allongé plus que de raison les délais nécessaires à la tenue de la session extraordinaire dédiée, selon l'usage, à l'adoption du règlement intérieur et à l'installation des vice-présidents et des chargés de commissions. Aussi, même s'il n'y a pas un effet de causalité directe et avéré, il est essentiel de souligner que la présente APW, issue du scrutin du 29 novembre 2007, avec pour centre de gravité le FLN qui a glané 15 sièges sur les 43 en jeu (sans obtenir de majorité) - les 28 restants ayant été «remportés» par les formations du RND (8), le PT (8), HMS (7), FNA (5) -, tient assurément d'un échafaudage a priori instable, et le jeu des alliances appelé à devenir un point nodal. Interrogé à ce sujet, le P/APW Rabah Boussouf, élu sur la liste FLN, nous a déclaré qu'à la vérité «le retard pris dans le processus d'installation de l'APW est une simple affaire de calendrier, et d'opportunités pour réunir tout le monde, le chef de l'exécutif en premier», «quand d'autres n'y ont vu que les effets des tractations en sous-sol (?). Rabah Boussouf à ce sujet écarte toutes les hypothèses, relayées à satiété dans le marigot politique local, qui accréditeraient un malaise quelconque au sein des différentes forces politiques siégeant au sein de l'APW, au motif, dira-t-il, «que celles-ci, dans le cadre d'une démarche consensuelle, seront impliquées et responsabilisées dans la gestion des affaires de la wilaya liées au programme de développement». Pour faire bonne mesure, notre interlocuteur souligne que «la cohésion ne peut être que sauve dès lors que les approches entre les partis ont déjà abouti et les six postes de vice-présidents nominalement et équitablement affectés au FNA, au MSP, et au PT, alors que le FLN en truste deux. «Le RND pour sa part ne s'est pas encore déterminé sur l'identité de son candidat... et les tractations, à ce jour, vont bon train. Si l'on en croit le P/APW, Il n'y a donc pas de tiraillement entre les élus de cette institution à Constantine et la «collégialité» semble être le credo de son président. Rendez-vous est pris, promet ce dernier, et l'APW tiendra sa session extraordinaire au courant de la semaine prochaine, «au sortir de la courte visite présidentielle sur le Vieux Rocher», la 16e du genre, et qui est donc annoncée pour le 14 janvier prochain. Une chose est sûre, la situation de blocage que vivent nombre d'Assemblées élues, depuis le 29 novembre 2007, APC et APW confondues, souligne parfaitement les dysfonctionnements en tous genres qui guettent la gestion à venir des affaires locales et cela à l'échelle de tout le pays.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K B
Source : www.lequotidien-oran.com