Constantine - Revue de Presse

Vers la conversiondes bus au GPL



La pollution engendrée par les voitures et véhicules divers, dont la circulation est toujours aussi impressionnante à Constantine, est devenue de plus en plus inquiétante et ce, particulièrement au niveau des artères du centre-ville, à telle enseigne que les autorités locales s'interrogent sur l'introduction du gaz naturel dans le transport urbain. Le secteur public, ajoute-t-on, n'est-il pas tout désigné pour montrer la voie à suivre ?

 Questionné sur ce sujet, le directeur général de l'Entreprise de transport de Constantine reconnaît la pertinence de ces propositions et fait savoir, qu'il y a quelque temps déjà, un projet de conversion du parc de bus de transport des entreprises publiques, au gaz GPL, a bien était initié et devait être expérimenté à Constantine, Oran et Alger. Et notre interlocuteur de poursuivre, «d'ailleurs, au niveau de la capitale, l'opération a déjà débuté et cinq bus de l'entreprise publique de transport d'Alger utilisent ce carburant, réputé propre et dont le pays est gros producteur. Il est vrai, que cette conversion représente une arme assez efficace pour lutter contre la pollution et ses effets et de sauvegarde de l'environnement, aux incidences indéniables de modernisation du parc de nos bus. Le lancement de l'opération à Constantine ne saurait tarder, une fois que les conclusions des autres essais en cours seront faites».

 A propos de modernisation, notre vis-à-vis cite, à titre d'exemple, le projet de compostage automatique à l'intérieur des bus de l'entreprise. Il dira que tous les véhicules de l'ETC sont actuellement pourvu des installations nécessaires pour le démarrage de l'opération. Cependant, il ne reste que le problème du prix des nouveaux billets à régler, en cours de négociation avec une société de la capitale qui les imprime. Ces négociations font plutôt du surplace pour l'instant. «Celle-ci propose de nous vendre le billet à sept dinars, ce qui est loin de nous arranger, puisqu'un simple calcul montre que nos tickets actuels coûtent dix dinars. Dans ce cas, pour amortissement, ils doivent grimper à quinze dinars, condition sine qua non pour que l'opération soit rentable pour nous», affirme notre interlocuteur. Et de préciser que «la billetterie à ce prix coûterait à notre trésorerie pas moins de deux milliards de centimes, sachant que le système actuel nous coûte dix à douze fois moins cher». Cette situation loin de nous faire baisser les bras, nous a poussés plutôt à prospecter d'autres fabricants, même étrangers notamment allemands et français, et ainsi faire jouer la concurrence au maximum, sans désespérer pour autant de parvenir à une entente avec la société d'Alger.

 Par ailleurs, le DG de l'ETC indique que son entreprise étudie actuellement la possibilité d'introduire dans le circuit des transports urbains des minibus. Deux d'entre eux sont en cours d'expérience car ils sont en conformité avec la réglementation qui spécifie que les bus servant au transport urbain doivent posséder deux portes, pour être autorisés à circuler.


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