
Un grand déficit est constaté au niveau des librairies en matière d'ouvrages théoriques pour les recherches universitaires, plus particulièrement ceux des langues et littératures françaises, anglaises et arabes.Selon un libraire du centre-ville, que nous avons approché, des commandes sont adressées dans ce sens aux éditeurs sur requête des enseignants ou des étudiants, mais qui ne sont pratiquement jamais satisfaites. «Nous préférons finalement attendre le salon national du livre à Alger pour pouvoir ramener de nouveaux ouvrages», a-t-il déclaré. Des étudiants nous ont avoué qu'ils ont beaucoup souffert durant la préparation de leurs thèses, en dépit d'Internet, qui, il faut le dire, n'est pas toujours fiable, sans compter la perte de temps. «Nous ne trouvons que les livres de gastronomie, ou quelques romans classiques ; les ouvrages théoriques sont quand même le support solide qui soutient, qui fonde et qui régit toute recherche, et dans toutes les disciplines. Les libraires ne se tiennent pas au courant des nouvelles parutions ; de leur côté, les enseignants nous font part de certains titres qu'on ne trouve jamais», déplorent quelques étudiants de littérature et langue françaises. Sans oublier les étudiants des autres filières qui souffrent énormément de cette défaillance.
A titre illustratif, nous citerons quelques spécialités qui pâtissent gravement de l'absence de documentation: langue et littérature françaises, anglaises et arabes, mathématiques, informatique, biologie, génétique, science de la matière et médecine. A ce propos, Rabah Kaouache, directeur régional de l'office des publications universitaires (OPU), nous confirme qu'en Algérie, le manque réside au niveau de la production et non dans la publication. «Il y a vraiment un manque de production théorique précisément concernant les ouvrages de langues, mais tout dépend des docteurs et professeurs en la matière, car ils sont au courant du programme et savent bien de quoi l'étudiant et le chercheur ont besoin. En fait, on a enregistré jusqu'à maintenant, plus de 5000 ouvrages édités dont 1000 exemplaires imprimés, mais cela demeure insuffisant. C'est pour cela que nous faisons appel aux chercheurs pour toute nouvelle production au bénéfice de l'étudiant», nous a-t-il assuré.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com