
Dans sa conférence de presse tenue jeudi matin dans son bureau, le directeur de l'action sociale (DAS) de Constantine, M. Abderrahmane Tigha, s'est en est pris à des responsables d'associations civiles qui ont voulu exploiter politiquement ce qui s'était passé durant la journée du mercredi 25 juin au siège de la DAS, lorsqu'un groupe de 8 citoyens, bénéficiaires de décisions de pré-affectation de logements, sont montés sur le toit et ont menacé de se suicider si on ne leur remettait pas dans l'immédiat les clés des appartements, avant le mois de Ramadhan. Il a accusé les responsables de certaines associations de vouloir «pêcher en eau trouble», en utilisant cet évènement pour obtenir des gains politiques en vue d'échéances électorales. «Ces associations ne sont jamais là lorsque nous avons besoin d'elles dans le cadre des actions sociales que nous développons», a-t-il déploré, en les menaçant de les faire passer au tamis de la nouvelle loi sur les associations. Expliquant ce qui s'est passé mercredi dernier, le DAS a indiqué que ce jour-là, vers 10h du matin, 8 citoyens dont le plus jeune était âgé de 34 ans, qui avaient bénéficié de l'assistance sociale jusqu'à l'âge de 18 ans, vivant maintenant au sein de leurs familles respectives et considérés comme des citoyens ordinaires, ont pénétré à la DAS et sont montés sur le toit du bâtiment, exerçant des pressions pour obtenir des logements dans l'immédiat. Après l'arrivée des services de sécurité qui ont pris les choses en main et mené avec eux des négociations par l'intermédiaire des éléments du service psychologique, ces éléments n'ont pas voulu descendre et l'opération a duré jusqu'à 19h. Entre-temps, certains d'entre eux se sont tailladés l'abdomen par des objets contondants, d'autres ont menacé de se jeter dans le vide. Ils exigeaient la présence du chef de cabinet et du chef de daïra. A la fin, le chef de cabinet s'est présenté sur les lieux et a réussi à les convaincre de désigner des délégués pour être reçus par le wali. Ceci fait, le chef de l'exécutif leur a fait comprendre que leurs demandes doivent passer par le circuit ordinaire de contrôle au niveau du fichier national du logement et ils seront servis comme le commun des citoyens lors des prochains quotas qui seront distribués. Ils ont été convaincus et ils sont repartis dans le calme. «Malheureusement, dira le DAS, la question a été mal interprétée par une partie de l'opinion publique qui a cru que ces gens dépendaient de la DAS. Et cela les a conduit à tomber à bras raccourcis sur notre administration». D'ailleurs, c'est tout l'objet de la conférence de presse, pour mettre les choses au clair, dira le conférencier, mettre en lumière le rôle de l'action sociale vis-à-vis de cette catégorie sociale dont les membres, qui étaient assistés, deviennent des citoyens ordinaires, qui doivent être traités comme tels, après avoir atteint l'âge de la majorité. «Au-delà de 18 ans, l'Etat n'est pas obligé de les prendre en charge», a précisé le conférencier en soulignant que le rôle de son administration est d'assurer l'insertion de cette catégorie avant l'âge de 18 ans. Il invitera la presse à ne pas faire d'amalgame en citant l'exemple de la dizaine d'assistés sociaux qui étaient hébergés avec leurs familles dans le centre de Ziadia et qui ont bénéficié de logements octroyés par la wilaya. «Parce que les autorités avaient pris la décision de fermer ce centre et qu'il fallait donc les évacuer», a précisé M. Tigha. Revenant à ce qui s'était passé mercredi à la direction de l'action sociale, le conférencier dira que les citoyens rentrant dans cette catégorie qui ont bénéficié de décisions de pré-affectation sont au nombre de 75. «Mais eux, poussés par on ne sait quoi ou qui, n'ont pas voulu attendre leur tour et sont venus exercer des pressions pour être servis avant tout le monde», s'est-il désolé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lequotidien-oran.com