
La banque mondiale a interdit à la CSCEC de soumissionner jusqu'en 2015.Pressés par le temps, les officiels de la ville du vieux rocher, dont les principaux quartiers sont en chantier, ont le couteau sur la gorge. Ils ont des délais à respecter et certains projets importants à réceptionner avant le début de la manifestation «Constantine capitale de la culture arabe 2015». Pour ce faire, ils n'hésitent plus à récuser les entreprises jugées trop lentes et les remplacer par des sociétés chinoises.Déjà présentes sur le territoire de la wilaya et chargées de la réalisation de plusieurs projets, notamment la construction de la salle Zénith, de l'hôtel Marriott ou encore la réhabilitation des hôtels Cirta et Panoramic, les entreprises de «l'empire du milieu», raflent copieusement les marchés et du coup l'événement culturel 2015 s'apparente à un chantier grandeur nature «made in China» !A cause du retard enregistré, les chantiers de la Medersa et de l'ex-monoprix, confiées à des entreprises locales pour être transformées respectivement en centre dédié aux figures historiques de Constantine et en musée d'art contemporain, leurs ont été retirés dernièrement en vue d'être éventuellement accordés aux chinois. Pour d'aucuns, ce recours des autorités aux services des entreprises chinoises serait du à leur célérité à exécuter les contrats acquis, grâce à une main d'?uvre nombreuse et disponible.A leur tête, la China State Construction Engineering Corporation (CSCEC). Une entreprise réputée pour tirer sur tout ce qui bouge. Croqueuse de contrats, le nom de cette entreprise est souvent associé, à Constantine comme ailleurs en Algérie, à divers grands projets, comme celui par exemple de la grande mosquée d'Alger.Un contrat à durée indéterminéeOr, depuis qu'elle se prépare pour la manifestation de 2015, Constantine voit grand et a besoin du maximum de main d'?uvre possible pour insuffler une bonne cadence aux travaux, même si parfois, la qualité risque d'en pâtir. Et sur ce plan, les entreprises chinoises sont davantage réputées pour apporter le plus numérique aux projets qui leurs sont confiés.Et malgré qu'elle soit blacklistée, depuis janvier 2009, par la Banque Mondiale (BM) en raison de faits de corruption, la China State Construction Engineering Corporation, premier conglomérat immobilier du BTP en Chine, vit néanmoins ses plus beaux jours dans notre pays. Cette mesure d'exclusion interdit à la CSCEC de soumissionner pour tous les marchés financés par la Banque mondiale du 12 janvier 2009 au 12 janvier 2015, ce qui ne l'a pas empêché de décrocher des contrats mirobolants.De plus, la « punition » de la Banque Mondiale sera bientôt levée. La CSCEC pourra de nouveau décrocher des marchés financés par la banque mondiale éventuellement, mais avec ou sans sanction, la CSCEC a inéluctablement jeté son dévolu sur l'Algérie : la récente visite de son directeur général, au mois d'octobre, en quête de nouveaux marchés, confirme l'intention de cette entreprise de BTP, opérant dans 116 pays à travers le monde, de continuer à faire son beurre, sachant qu'en Algérie les projets de construction ne manquent pas. En clair, rien n'arrête la CSCEC, visiblement engagée pour un contrat à durée indéterminée (CDI) en Algérie, et ce, en dépit des mises en demeure, des remontrances et des réserves émises quant à la qualité de ses travaux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lydia Rahmani
Source : www.elwatan.com