Les milliers d'automobilistes constantinois, ainsi que les travailleurs résidant dans les banlieues de la ville, mais aussi à la nouvelle ville Ali Mendjeli et El Khroub, Hamma Bouziane, Didouche Mourad et Zighoud Youcef ont été pris en otages, jeudi dernier, suite à la décision des autorités d'organiser les festivités du 51e anniversaire de l'indépendance, avec la tenue d'un important défilé en plein centre-ville.«C'est un cauchemar que nous avons vécu, surtout que la plupart des gens sont sortis de leur travail pour se retrouver coincés au centre-ville, alors que les autorités ne nous ont jamais avisés, ni pris des mesures préventives pour faciliter la circulation automobile au centre-ville, sachant qu'il s'agit d'un jour ouvrable», ont déploré des automobilistes coincés sur le boulevard Belouizdad.
Ainsi, à partir de 17h, il était quasiment impossible de trouver un taxi, surtout que les principales artères ont été complètement bouclées. C'était le cas pour la rue du 20 août 1955 vers Aouinet El Foul, la rue Kitouni Abdelmalek et l'avenue Aouati Mostefa où des automobilistes ont été immobilisés pendant trois heures. Ceci sans parler des longs embouteillages formés sur la Corniche, l'avenue des Frères Zaâmouche en passant par la gare ferroviaire. Quant aux pauvres banlieusards qui n'avaient pour seul accès que la route menant vers la cité Kaddour Boumeddous, ils étaient contraints de faire un long détour par le boulevard de la Soummam pour rejoindre leurs domiciles, après des heures de galère.
Les difficultés rencontrées durant toute la journée de jeudi par les conducteurs de camions de carburant de Naftal, pour accéder à la ville, ont provoquer une tension, hier matin, dans les stations-service. Il est regrettable de dire que les autorités de la ville n'ont rien prévu, ni pris aucune mesure préventive pour éviter aux citoyens un cauchemar à la veille du 51e anniversaire de l'indépendance.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arslan Selmane
Source : www.elwatan.com