Constantine - Revue de Presse

Une passion brûlante pour le Vieux Rocher



Issus d'horizons divers, ils sont tous animés du désir de restituer à  cette ville antique ce qui avait fait son charme et construit sa renommée légendaire. De l'appellation populaire «Dar laâdjab», qu'on pourrait traduire par «palais des prodige», le musée de Constantine porte aujourd'hui le nom de Cirta, à  l'initiative de cette association. Une association qui prend son essor à  partir du patrimoine muséal, dans le but de promouvoir le tourisme et surtout le respect de l'héritage culturel chez les riverains. Beaucoup de choses ont donc émergé grâce aux efforts des amis du Musée, qui accomplissent, dans ce sens, un travail minutieux, au quotidien. «Nous avons réalisé une cartographie détaillée sur la ville qui a demandé 4 ans de recherches poussées sur terrain, comme par exemple de répertorier les vieilles mosquées, les fontaines publiques (au nombre de 22), les bains maures, les anciens métiers oubliés, etc., et ce depuis le 19ème siècle», explique le président de l'association, Mohamed Benacef. Celle-ci ambitionne de relancer une activité artisanale animée, qui serait installée sur un à®lot, où des artisans ressusciteraient les anciens métiers purement traditionnels, pratiqués dans le temps sur la place constantinoise. Tout ce qui a été entrepris est mis à  la disposition de tous: étudiants, chercheurs, archéologues, écrivains… l'association a étendu ses investigation à  d'innombrables domaines. Actuellement elle détient des documents inédits, dont au moins 500 ouvrages traitant de Constantine, liés à  l'histoire, l'archéologie, l'ethnographie, (costumes d'époque), l'art culinaire, les traditions festives, la musique, la photographie (plus de 8000 photos), la peinture, la numismatique, etc. Tout cet acquis doit pourtant trouver un contenant à  sa mesure, et c'est présentement le souci et l'objet de la quête des amis du Musée. «Nous ambitionnons d'ouvrir un centre d'archives et de recherches pour abriter tous les travaux effectués par notre association et par d'autres chercheurs, ainsi que tous les objets, qui serait ouvert en permanence. Il pourrait àªtre domicilié à  la Medersa, au vu de la position géographique de celle-ci et de son aspect architectural typique», nous informe Mohamed Benacef. «Tous les citoyens qui détiendraient des objets anciens ou des informations liés au patrimoine matériel et immatériel de cette ville millénaire, seront les bienvenus s'ils désirent apporter leur contribution au projet », a-t-il ajouté.
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