Constantine - A la une

Une journée ordinaire à Constantine



Au premier jour du lancement officiel de la campagne électorale, les panneaux placés un peu partout au centre-ville comme dans les quartiers de la banlieue de Constantine sont restés vierges. Aucune affiche, portrait ou slogan des candidats ne sont apparus sur les rectangles numérotés de 1 à 5 au moment où un vide sidéral caractérisait leurs permanences de campagne ou du moins les sièges de wilaya des partis politiques directement concernés par cette échéance. Les portes des sièges du RND et de Talaie El-Houriat, situés au centre-ville, étaient fermées. Le siège du Front El-Moustakbal qui se trouve à l'unité de voisinage (UV6), à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, était également fermé. Concernant les permanences électorales des autres candidats, aucune activité propre à la campagne électorale n'a été enregistrée dans la wilaya de Constantine. "Aucune permanence n'a ouvert ses portes aujourd'hui à Constantine. J'ai mené ma petite enquête. Nous sommes décidés à les chasser là où ils passeront ; ils n'ont pas le droit de nous imposer une élection présidentielle que tout le peuple refuse. Pour les candidats qui viennent à Constantine, ils verront de leurs propres yeux comment le peuple les rejette", dira un des acteurs du mouvement populaire constantinois rencontré devant la permanence du candidat Abdelkader Bengrina, sise au centre-ville.Mêmes les dates et les lieux des meetings des candidats n'ont pas encore été communiqués à la presse. Une prudence qui dénote une crainte certaine chez les candidats et leurs sympathisants devant la ténacité des activistes du hirak qui semblent décidés à chahuter les escales constantinoises des prétendants à la magistrature suprême qui, eux, font fi du climat politique général qui prévaut dans le pays. Les Constantinois, pour leur part, se sont d'ailleurs exprimés sur le sujet de cette élection vendredi passé lors de la marche hebdomadaire et même jeudi en s'opposant à une marche de soutien à la tenue de l'élection présidentielle du 12 décembre prochain. Une contre-marche qui s'est soldée par des arrestations en série d'activistes.

Ines Boukhalfa
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