Il allait
convoler en justes noces... Et il se retrouve derrière les barreaux. C'est la
triste histoire d'un jeune homme, âgé de 32 ans, qui fut arrêté et conduit en
prison le jour où il se présenta aux services de la daïra, au mois de mai 2008,
afin de retirer son passeport pour partir à l'étranger, passer une lune de miel
avec sa future femme. Inculpé de faux et usage de faux sur un document
officiel, avec vol d'une somme d'argent en monnaie forte évaluée à 1.200 euros,
et déclaré en état de fuite, il sera appréhendé par les services de sécurité,
suite à un mandat d'arrêt délivré contre lui par le juge d'instruction près le
tribunal de Constantine en 2003.
Selon l'acte
d'accusation, lu hier à l'audience du tribunal criminel de Constantine, le mis
en cause a procédé au retrait de la somme en question à partir du compte
bancaire de sa tante, émigrée de son état, et à son insu, celle-ci ayant dès
son retour au pays déposé une plainte contre X lorsqu'elle a constaté que tout
son argent a disparu de son compte bancaire. Elle ne savait pas que c'était son
neveu qui avait retiré l'argent en usant d'une fausse procuration, qu'il
présentera aux guichets de la banque avant d'encaisser l'argent. La guichetière
de la banque, appelée hier au procès en tant que témoin à charge, identifiera
le neveu au tribunal criminel. La notaire, dont le cachet a été apposé sur la
procuration, témoignera par le biais de son avocat qu'elle n'a jamais établi,
ou remis, ce document à l'accusé.
La défense de
l'accusé, quant à elle, plaidera l'innocence de son client qui avait l'habitude
d'agir sur procuration pour le compte de sa tante, avançant pour battre en
brèche l'accusation de faux, qu'il ne savait pas que la procuration utilisée
pour le retrait en question était falsifiée, car elle lui a été octroyée par
une tierce personne. Quant au vol, il ne peut être retenu à cause du lien de
parenté de l'accusé avec la victime. Ne restait alors que l'usage de faux, dont
on pourrait incriminer l'accusé, selon le plaidoyer de la défense, qui a
demandé le bénéfice de circonstances atténuantes.
Le représentant
du ministère public, pour sa part, trouve que tous les chefs d'inculpation sont
fondés et requit 12 ans de réclusion criminelle contre l'accusé. A l'issue des
délibérations, le tribunal criminel retiendra seulement l'accusation d'usage de
faux, et accordera de larges circonstances atténuantes à l'accusé, le condamnant
à une année de prison ferme.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com