Trente ans, l'âge de la raison, dit-on. C'est le nombre d'années traversées par le Soir d'Algérie. Un parcours qui n'aura pas été de tout repos. Plutôt qu'une célébration en grande pompe, le journal a choisi une cérémonie plus modeste dans ses locaux.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Le contexte n'est, en effet, pas propice aux grandes célébrations. À la situation épidémiologique qui prévaut, s'ajoutent les difficiles épreuves que le journal a eu à traverser avec la perte récente de son premier responsable.
L'ombre des absents a d'ailleurs plané sur les lieux : Fouad Boughanem, Youcef Bettache, Abdelkrim Benchicou mais aussi aâmmi Mohamed ont manqué à l'appel, partis trop tôt sans que l'équipe du journal puisse les oublier. L'émotion était perceptible hier derrière les masques imposés par un virus toujours en circulation.
À l'évocation des différentes étapes traversées par le quotidien, les plus anciens mais également ceux qui ont eu à prendre le train en marche ont eu du mal à dissimuler leur émotion. Les locaux se sont avérés exigus pour rassembler la grande famille du Soir d'Algérie.
Journalistes, correcteurs, chauffeurs, personnel de l'administration, qu'ils fassent toujours partie de l'équipe ou qu'ils aient choisi un autre parcours, ont répondu présent, hier mercredi, en assistant à une cérémonie qui a permis bien des retrouvailles après un confinement imposé qui a obligé le journal à opter pour le télétravail, mais qui l'a également poussé à choisir la voie de la digitalisation pour non seulement s'adapter, mais surtout pour concrétiser un projet vieux de quelques années et qui a dû être ajourné pour plusieurs raisons.
La direction confirme son intention de conforter ce choix. Trente années plus tard, le journal, qui a survécu à un attentat terroriste, à de vaines tentatives de musèlement, mais également au chantage par la publicité dont il a été privé longtemps, n'a pas dit son dernier mot.
Après trente années d'existence, il ne compte pas se laisser dépasser par les nouvelles technologies qui menacent les éditions classiques de disparition.
Son équipe, jeunes et moins jeunes, sa direction l'ont réaffirmé hier : le combat pour la survie du journal continue, par fidélité à la mémoire de ceux qui sont partis, mais qui sont toujours dans le coeur de tous, pour ceux qui ont fait le choix de ne pas quitter le navire, mais aussi pour les plus jeunes qui ont choisi de prendre part à l'aventure, pas toujours de tout repos, du journalisme.
N. I.
Réouverture du bureau de Constantine
Dans une ambiance conviviale, la famille de la presse à Constantine a célébré le double évènement du 30e anniversaire de la création du Soir d'Algérie et de la réouverture de son bureau régional, hier mercredi. Une occasion que plusieurs journalistes issus de plusieurs journaux publics et privés ont voulu partager avec la rédaction constantinoise, leur seul dénominateur commun c'est l'amour du métier et le partage d'un moment avec les collègues après une longue période d'absence due au confinement sanitaire. Les retrouvailles étaient dignes de la circonstance, chaleureuses et festives.
Tous ont souhaité longue vie au journal et plein de succès dans le futur.
I. T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawal Imès
Source : www.lesoirdalgerie.com