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Une fonctionnaire accusée de corruption par une mère célibataire



Une fonctionnaire accusée de corruption par une mère célibataire
Le chemin est vraiment long et plein d'embûches pour ces mères qui veulent avoir des renseignements sur leur progéniture, encore sous la responsabilité de la DAS.Fouzia est une maman qui vit le calvaire depuis 2008, le jour où elle avait accouché d'une fillette dans des conditions très difficiles, notamment après un dur et pénible divorce. Et c'est ce divorce qui va être la source de tous ses problèmes. Dans un premier temps, elle devait laisser son bébé aux soins de la direction de l'action sociale de Constantine, conséquence première et non moins pesante sur la suite des événements, c'est-à-dire qu'elle avait accouché sous le sceau de mère célibataire et l'enfant né sous x.Une aberration et un non sens, sinon un crime qui ne dit pas son nom de la part de certains fonctionnaires de cette DAS, qui ne peut que susciter des doutes quant aux motifs de ces choix. «Il faut se mettre dans le contexte de l'époque et des conditions dans lesquelles j'ai accouché ; d'abord je venais de sortir d'un divorce éprouvant en ce sens que le problème ne résidait pas avec mon mari, mais avec sa famille. L'esprit tribal qui animait nos deux familles a eu raison de notre mariage et nous étions obligés de nous séparer malgré tout l'amour qui existait entre-nous», raconte Fouzia.Après plusieurs péripéties, de maison en maison, d'une localité à une autre, souvent pointée du doigt dans une société qui ne pardonne pas, notamment vis-à-vis des femmes seules, notre interlocutrice reprend sa vie de couple avec son mari, et c'est à partir de cet instant que Fouzia décide d'entreprendre des recherches auprès de la DAS de Constantine pour retrouver sa fille, déposée, il y a de cela presque sept années. Le chemin sera long, plein d'embûches mais c'était sans compter sur la cupidité de certains fonctionnaires de cette même administration qui savent user de la fragilité de ces mères célibataires, pour leur soutirer un maximum d'argent contre des renseignements sur leur progéniture que la DAS gère.Il y a toute cette traçabilité de l'enfant qui est monnayée à partir de certains registres, tenus au secret et qui font l'objet d'une convoitise, notamment pour ces enfants, devenus adultes, et qui expriment le besoin de connaître leurs parents biologiques, mais cela est une toute autre histoire. «J'avais saisi la justice contre une fonctionnaire de la DAS, une assistante sociale, -l'une des anciennes dans cette administration, citée dans plusieurs cas du même genre, car, nombre de ces enfants nés sous x ont été gérés par cette assistante-, pour m'avoir extorqué de l'argent contre des renseignements sur ma fille qui ne me sont jamais parvenus», révèle Fouzia.Cet argent se chiffre selon elle à plus de 100.000 DA en dehors de quelques victuailles entre fruits et viandes ' que cette dernière se devait de remettre à la fonctionnaire incriminée. Nous avons voulu en savoir plus sur cette affaire avec le directeur de la DAS. Ce dernier n'a pas voulu se prononcer, arguant que s'il y a une plainte dans ce sens, il n'y avait rien à dire mais plus encore, il nous affirme ceci : «Si ces faits seront avérés, c'est-à-dire une corruption sur ces enfants, je ne peux que dénoncer avec force ces comportements, tout en laissant le soin à la justice et à l'enquête de faire leur travail». Qu'à cela ne tienne sauf que le mal de cette catégorie sociale, entre enfant et mère célibataire, est très profond. Pour la personne incriminée, nous avons essayé de la joindre, en vain.P/S : nous avons le nom de l'assistante incriminée, nous ne l'avons pas cité en raison de la gravité des faits dont elle est accusée. Cependant, nous attendons la réponse du parquet relative à la recevabilité de la plainte.


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