
Affluence record, lundi soir, à la salle Ibn Zeydoun à Alger, pour la clôture de la neuvième édition du Festival international de la musique andalouse et des musiques anciennes.Après dix jours d'une riche programmation, les lampions se sont éteints sur la neuvième édition du Festival de la musique andalouse et des musiques anciennes, au grand regret des mélomanes. Ces derniers sont venus en nombre chaque soir pour assister aux différents concerts proposés par 13 pays étrangers. L'Algérie a brillé par ses associations, ses orchestres et ses artistes. Cette dernière soirée a regroupé une foule plus nombreuse que les autres soirs.Les organisateurs ont eu du mal à satisfaire certains convives. C'est dire que ce festival a su s'imposer de par son sérieux et son professionnalisme. Comme nous l'a si bien précisé Nadjib Kateb, membre du conseil et d'organisation du festival, «il faudrait trouver une salle plus grande et penser aussi au parking. Le festival a le droit de se dérouler dans un opéra, car il est de haut niveau et a son public. Maintenant, nous allons attendre l'implication des autorités, à savoir, le ministère de la culture pour nous aider dans ce sens là», dit-il.Après quelques minutes de retard, le rideau se lève, au grand bonheur des impatients, sur l'imposant Ensemble national algérien de musique andalouse. Cet ensemble est composé d'une trentaine de musiciens, tous membres des ensembles régionaux de Constantine, Alger et Tlemcen. Ils investissent la scène un bon quart d'heure, avant de céder la place au commissaire du festival, Aïssa Rahmaoui, lequel annonce la clôture officielle de cette édition 2014.Dans son discours d'allocution, il a tenu à remercier le public d'être venu nombreux tout au long de la durée de cette manifestation dédiée à la musique andalouse et aux musiques anciennes. «La présence en force du public, dit-il, a démontré une fois de plus qu'Alger a besoin d'une salle plus spacieuse que la salle Ibn Zeydoun».L'orateur a tenu à rassurer les luthiers algériens que les recommandations arrêtées par ces derniers durant le festival seront transmises à la ministre de la Culture. Il a, en outre, rappelé que les ministères respectifs de la culture, du Travail et de la Solidarité ?uvrent pour la formation des jeunes artistes et facilitent le financement de certains projets de ces jeunes à travers l'Ansej.Place ensuite a été faite à la remise des prix du concours national de violon alto pour les écoles çanâa d'Alger, gharnati Tlemcen et malouf de Constantine. Le 1er prix d'encouragement a été attribué à Mounir Minir, 16 ans, de l'association Motribia de Blida, tandis que le 2e prix d'encouragement est allé à la jeune adolescente de 16 ans, Ilhem Malemi, de l'association Andalousiette de Ténès. Retour à l'Ensemble national de musique andalouse pour la suite du programme musical, composé de trois belles parties.La première a été consacrée à l'école de Tlemcen, avec des extraits de la nouba ramla. L'école d'Alger a brillé en cette 2e partie par l'interprétation de pièces musicales de la nouba h'cine. Enfin, l'école de Constantine a offert quelques extraits de la nouba dil. Lamia Mâadini (Alger), Abbès Righi (Constantine), Larbi Ghazel (Constantine), Adnane Farth El Allah (Tlemcen), El Hadi Safroui (Tlemcen), Hania Bakhti (Cherchell), Feth Ourane (Skikda) et Malek Cheloug (Constantine) sont des solistes qui ont chacun selon son style interpreté une partie de la nouba.Il est à noter que le programme en question ? concocté par le chef d'orchestre de l'Ensemble national, Samir Boukredira ? est le fruit d'une résidence de cinq jours. La soirée s'est clôturée par un programme addidif, et ce, à l'occasion de la célébration du Mawlid Ennaboui Echarif. Les musiciens ont présenté un madih tlemcénien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacima Chabani
Source : www.elwatan.com