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Une cinquantaine de brigades mixtes mobilisées à travers la wilaya Constantine



Une cinquantaine de brigades mixtes mobilisées à travers la wilaya Constantine
De notre correspondant à ConstantineNasser Hannachi

La direction du commerce de wilaya a finalisé son plan d'intervention pour le mois de Ramadhan. Une cinquantaine de brigades mixtes
(pratiques commerciales et qualité) seront à pied d''uvre en divers espaces (production et vente). De plus, la wilaya aura étoffé son réseau de contrôle avec l'ouverture de deux inspections à la nouvelle ville Ali-Mendjeli et à Aïn Abid. Ce qui devrait garantir des rondes
ininterrompues effectuées par des agents en vue de maintenir le marché dans les normes en marchandises et moins «salé» en termes de prix. Les pouvoirs publics rassurent sur la stabilité des prix pendant le mois de Ramadhan.
Les consommateurs en doutent puisque l'équation de l'offre et de la demande régit les étals, à l'exception des produits de première nécessité qui sont plafonnés par l'Etat. En tout cas, pour l'huile et le sucre, c'est clair. Toutefois, les autres aliments devront subir les effets de la demande. Preuve en est le prix du poulet qui a d'ores et déjà pris des ailes, c'est dire que le diktat caché par le motif indiqué demeure de mise même en temps de relâche. «Les assurances émises par les responsables apaisent la frénésie d'avant Ramadhan. Mais la réalité illustre le contraire une fois le jeûne entamé», lâche un citoyen. Cela n'empêche pas le secteur du commerce de peaufiner son programme d'actions particulier au mois de jeûne. Un canevas a été élaboré pour circonscrire toute éventuelle pratique commerciale en infraction avec les règlements en vigueur. Plus de 50 brigades seront à pied d''uvre dès le premier jour, a-t-on appris de la direction du commerce de wilaya (DCP).
«Le calendrier spécial Ramadhan prendra effet avec l'entame du mois. Des secteurs sensibles seront contrôlés sans relâche par nos agents, qui seront répartis sur l'ensemble des points de vente, de production et de distribution des produits », nous dira M. Merad, chargé de la communication au sein de cet organisme public. Boulangeries, cafés, restaurants, marchés de gros et de détails seront ainsi inspectés même durant les week-ends, a-t-il affirmé. Contrairement aux années 90 où le nombre de brigades ne dépassait pas la dizaine, la couverture en matière de «répression des fraudes et qualité» a pratiquement triplé durant cette décennie, ce qui a conforté d'un côté le secteur et a préservé «la santé financière» du consommateur d'un autre côté. A condition que «celui-ci adhère d'une façon indirecte à la régulation du marché». Le maillage des brigades s'est répandu à la nouvelle ville Ali-Mendjeli et à Aïn Abid qui bénéficient chacune de deux inspections distinctes, mais affiliées à la structure mère du chef-lieu. «Avec ces antennes, nous pourrons dire que le contrôle des échoppes est maîtrisé. Auparavant, nous éprouvions des difficultés à nous déplacer et à 'uvrer dans de bonnes conditions», avoue un agent. «De Constantine à Aïn Abid, il fallait se munir d'un ordre de mission», a-t-il renchéri. Dans la même optique, Ali-Mendjeli, cette nouvelle ville conçue dans la hâte et le désordre pour pallier à la problématique du relogement s'est vue dotée d'une inspection qui tente de venir à bout de toutes les «anomalies» commerciales. Les acteurs sur place ont adopté une bonne stratégie en recensant le nombre des commerçants afin de baliser le chemin aux inspecteurs et autres intervenants du secteur. Les marchés de proximité en phase de réalisation et dont on a assuré qu'ils seraient opérationnels en ce début de juillet risquent de voir leurs délais de livraison différés, selon d'autres sources concordantes, alors qu'il y a quelques jours les responsables certifiaient que 15 parmi le lot destiné à Constantine ouvriront leurs portes au moins durant le mois de Ramadhan. On peut constater, du moins de visu à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, les 7 souks conçus pour résorber le marché parallèle n'accueilleront pas leurs propriétaires aux temps impartis. «Un faux problème pour le mois sacré !», attestent des personnes concernées par la question : «les deux marchés fraîchement ouverts à la cité Boudraa Salah et à la cité Filali cherchent clients désespérément. En fait, le consommateur a pris l'habitude de solliciter les étalages les plus proches, ceux qu'ils voient les premiers. Le marché de proximité est donc évité inconsciemment. Cela ne veut pas dire que l'option est mauvaise. Mais il faudra que les services compétents parviennent à éradiquer les espaces sauvages pour instaurer une discipline accrue.» Sans quoi les marchés informels et illégaux cohabiteraient à jamais ! Pour cela le temps livrera son secret une fois que le programme lancé sera achevé dans cette circonscription. En clair, les gestionnaires que nous avons abordés avouent avoir tracé et finalisé le planning d'actions propre aux rondes qui seront actives en ce mois de Rahma. Mais peu d'assurances sur la nature fantasque des commerçants quand il est question d'évoquer l'accablante mercuriale en pareille circonstance et en pareille période. «Les premières journées sont de tout temps animées d'une frénésie irraisonnée de la part des consommateurs», dira un
inspecteur à la DCP. «Et puis la mercuriale retrouve la normale», reconnaît-il. Sur le même chapitre, certains fonctionnaires et responsables du commerce pointent du doigt «le consommateur» pour son inconscience devant les étals. «L'auto-contrôle doit être assuré par le client. Lorsque les éventuelles augmentations sont manifestées sans retenue dans les souks et que les consommateurs les boudent, les prix baisseront à coup sû0r même si l'on continue à soutenir que l'inflation est sujette à la demande et à la rareté de l'offre», indique notre source. En définitive, à quelques jours du mois de jeûne, la DCP n'avance aucun chiffre propre à la spéculation à travers la wilaya. «Des rondes ordinaires sont effectuées, mais nous n'avons rien décelé d'anormal. C'est-à-dire les services n'ont procédé à aucune saisie d'importants poids», soutient un employé à la DCP avant d'ajouter : «Comme à l'accoutumée, des bilans de notre activité seront détaillés chaque décade et transférés aux services et structures compétentes.»
N. H.
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