
La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, nommée dans le nouveau gouvernement, a choisi Constantine pour donner le coup d'envoi de l'examen de la sixième année. Présente dans la ville des Ponts où elle a effectué une visite, hier, la ministre qui a adopté une nouvelle approche pour redresser le système éducatif ne manquera pas de soulever dans sa déclaration en la circonstance «qu'un séminaire est prévu d'ici le mois de juillet devant porter sur un plan d'évaluation du système éducatif dans son ensemble».Dans son intervention, la ministre a décidé de mettre en oeuvre un processus de réforme au sein de son département et précise à cet effet que «ce séminaire entre dans le cadre des réformes conjecturées».Dans le même état d'esprit, la ministre souligne, par ailleurs, la mise en place d'une commission appelée dans sa mission à développer un consensus pour appuyer la révision dans son détail du précepte des examens. A ce même propos, elle souligne que «des opérations de suivi, réajustement et ré-encadrement du programme et des sujets des examens seront lancées dans cette perspective».La ministre regrette entre autres le fait de la suppression de l'examen du français au niveau de certaines wilayas de l'Ouest par manque d'effectif. Dans ce contexte, on prévoit juste une solution provisoire qui doit s'intéresser à l'enseignement à distance en attendant d'aboutir à une issue durable à ce problème. Dans son engagement, Nouria Benghebrit entend également rétablir l'exercice de l'Office national des examens et lui restituer toute sa considération. Pour la ministre, l'Office national des examens mis à l'écart, a un rôle primordial vu son expérience et sa performance étant composé de cadres très compétents. Elle rappelle entre autres que 500.000 fonctionnaires ont été mobilisés pour les examens de fin d'année. Elle souligne à ce sujet que «les fonctionnaires ont été mobilisés pour un coût de 500 milliards de centimes».Evoquant le volet du mouvement syndical, la ministre admet dans ses propos que «l'organisation syndicale est un partenaire social qu'on ne peut pas ignorer», précisant «que les portes du dialogue sont toujours ouvertes». Pour la ministre, la question relative à «l'intérêt du scolarisé» doit être au-dessus de tout.Cela relativement aux mouvements de grève répétés qui pénalisent le plus souvent les élèves. Sur les ondes de la Chaîne III, la ministre, comme rapporté dans notre édition d'hier, s'est exprimée sur la surcharge des programmes scolaires en soulignant qu' «il y a une mauvaise répartition des programmes, du fait que la rentrée se fait trop tard et la sortie trop tôt», ce qui est anormal pour la ministre de l'Education nationale déterminée à remplir sa mission pleinement pour instaurer des réformes conçues pour rehausser le niveau de l'apprentissage.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com