Constantine - A la une

«Un salaire régulier et un déblocage de la seconde tranche des rappels», aspire l'Union de cet organisme



Photo : S. Zoheir
De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi

C'est inéluctable, sauf si aux dernières minutes un son de cloche apaisant ne retentit de la tutelle. Les travailleurs de l'action sociale, actifs dans 9 sections, affiliés au Syndicat autonome des travailleurs de la Fonction publique (Snapap), parmi les treize que compte la wilaya de Constantine, observent aujourd'hui et demain un débrayage par lequel ils protestent contre les retards répétitifs de leur payement. «Un arrêt de travail comme signe de contestation contre les irrégularités dans le versement des mensualités depuis plusieurs mois», avancent les représentants du secteur. M. Boumali, secrétaire général de l'Union du secteur de la solidarité et de la famille, a étalé les autres points de la «grogne», lors d'un point de presse organisé au niveau du siège du syndicat. «Environ 1 000 travailleurs, dont 30% sont des contractuels depuis 7 ans, se plient à quatre pattes pour subvenir à leurs dépenses. Les délais de payement ne sont pas respectés. Il faut mettre un terme à cette contrainte financière», devait-il marteler. Le conférencier critiquera le gel des rappels relatifs au régime indemnitaire, par décision ministérielle, jusqu'au 2e semestre 2012. «Nous demeurons la derrière roue de la charrette des pouvoirs publics en ce qui concerne nos dus antérieurs. Toute la Fonction publique avait bénéficié des rappels et indemnités sans grande frustration sauf le secteur de l'action sociale. C'est pourquoi nous demandons à ce que la circulaire ministérielle 28/2012 soit revue. Elle semble amplement en inadéquation avec les orientations de la tutelle.» S'agissant de la troisième revendication, l'union pointe du doigt les différentes lectures en matière de rétribution des travailleurs «contractuels ou payés à l'heure» alors qu'il existe «une seule loi appropriée». Ainsi pour la première catégorie de personnels, M. Boumali, appuyé par le président du Snapap, M. Djebaci, remet en cause les différentes grilles de salaires qui varient entre 8 000 et 14 000 DA. «Dans la même circonscription et dans les centres de la DAS, on applique ce barème au profit des vacataires appelés désormais contractuels au terme de la nouvelle loi. C'est aberrant !», lâchent-ils aux journalistes présents. Soit une nuance «incomprise» pour les protestataires qui interpellent les pouvoirs publics à revoir cette discrimination dans leurs rangs. En ce qui concerne la seconde catégorie, le syndicat dira que «le seul motif est évoqué lorsque l'on a recours au payement des employés rétribués à l'heure. Sciemment, on pousse l'échéance en matière de solde jusqu'au bout, au motif de les maintenir au poste. Tout actif au niveau de l'action sociale ?uvre d'arrache-pied et n'a nullement l'idée d'abandonner son poste une fois acquitté». Le secteur de l'action sociale sera paralysé à partir d'aujourd'hui, à moins que «l'union nationale et le secrétaire du ministère, en concertation hier à Alger, ne trouvent une issue pour persuader les travailleurs à revenir sur leur décision», conclut l'union de l'action sociale de wilaya.
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