Constantine - A la une

Un programme à petit impact pour résorber chômage et informel Constantine



Nasser Hannachi

C'est une opération timide qui a pourtant pris beaucoup de temps. Et pour cause des difficultés initiales allaient mettre les bâtons dans les roues aux diverses municipalités : l'absence d'assiette ayant ralenti le démarrage des projets simultanément. C'est le premier couac qui sera corrigé. Mais un autre problème surgit. La plupart des locaux distribués accusent des défaillances et se trouvent excentrés des zones d'activités commerciales, ce qui a encouragé une partie de souscripteurs à les abandonner.
«Nous avons distribué tous les locaux. Il reste à parfaire quelques raccordements (AEP, Electricité,') au sein des agglomérations qui en manquent», nous confie un cadre de la wilaya. La réalisation des 100 locaux pour chaque commune relevant du programme présidentiel du quinquennat 2005-2009 s'est achevée aux forceps à Constantine. Le foncier cette problématique lancinante devenue «bouc émissaire» en dépit des ares qui se propagent ça et là sous les yeux des élus ' aura pénalisé la majorité des municipalités. Un ersatz vint supplanter cette déconvenue initiale, après des entrevues entres les mandataires, permettant aux travaux d'être lancés pour livrer par fragment des locaux réalisés. Aujourd'hui la wilaya dit avoir remis toutes les clefs. Faudra-t-il disposer de toutes les données relatives à la finalisation du projet totalisant près de 1 200 unités dispatchées à travers les douze municipalités pour confirmer le sans faute de l'opération. Car si les indicateurs officiels se targuent d'avoir aplani une situation qui a connu diverses perturbations, les locaux en question enregistrent moult «défaillances au point d'être grognés par les souscripteurs», de l'avis de ces derniers. On se rappellera les espaces de la cité Daksi, de Boudraa-Salah et au niveau de certaines municipalités, les décors sont semblables. Tout simplement-ils ne répondent pas aux normes par emplacement et encore moins par leur esthétique. Une finition lugubre faite à la hâte sous le poids et la sentence du délai imparti. Cela a été même décrié par les autorités qui ont redonné un autre souffle à ce plan sensible visant une résorption fut ce partielle du taux de chômage qui sévit. Les sentences du wali à l'encontre des acteurs via le DAL a accéléré toutes les procédures. Ce qui a permis à la circonscription de livrer un maximum de magasins. Attribution ne rime pas malheureusement avec début d'activité commerciale. Les bénéficiaires n'ont pas eu tous le même privilège «géographique». Certains espaces sont restés fermés et désertés en raison de leur éloignement du centre d'intérêt commercial. L'exemple éloquent réside à la cité Boudraa-Salah où le malaise est illustré. Point de preneur en dépit du chômage qui sévit. Cela parait paradoxal. Mais devant l'absence de commodités
permettant de brasser un commerce porteur de fruits la jeunesse zappe le lieu. «On a certes boosté la vitesse de réalisation des locaux après une léthargie sensible. Cependant les acteurs sur terrain se soucient peu du cadre final des échoppes. Au point de dissuader les demandeurs à y briguer place», martèle un jeune. Selon les statistiques fournies dimanche passé par les services de l'Hôtel de ville, le chef-lieu a bénéficié de plus de 600 locaux dont le plus grand nombre est à la cité Daksi. Les observateurs laissent entendre que la répartition n'a pas été proportionnelle d'une commune à une autre. Le paramètre démographique, si l'on peut dire, aurait été omis. Certaines municipalités nécessitent moins de locaux que d'autres. En plus la ruée vers la plaque tournante des échanges commerciaux «informel» a la peau dure. «C'est clair, isolé on ne rentabilise rien. Il faut bien bouger et fréquenter les esplanades où l'activité prédomine, même si celle-ci côtoie l'informel», témoigne un jeune croyant peu en la réussite dans toutes les communes de cette option de d'effacement du chômage. «C'est illogique on a construit des locaux dans des endroits dépourvus de toute connexion avec le monde de négoce. Encore que certains projets n'y pouvaient naitre», a-t-il ajouté. L'absence de postulants dans quelques communes notamment Messaoud Boudjeriou, Beni H'midane, ou Ouled Rahmoune a rendu cette stratégie quasi inopérante. Ce qui a renversé la vapeur et incité les planificateurs à revoir leur vision initiale et augmenter le quota propre à la spécificité de chaque municipalité.
C'est-à-dire «accentuer» ce genre d'espace au niveau des agglomérations à forte densité de la population. C'est le cas de la nouvelle
ville Ali-Mendjeli ou du Khroub. La non-conformité des lieux et de l'exercice auront été rabattus à la faveur du second souffle accordé à ce grand projet lancé à travers le territoire national, mais l'engouement des jeunes est demeuré frêle. Une mesure allait assainir la situation des locaux octroyés mais qui n'ont pas été activés. Du moins la directive du DAL ne s'était pas suivie d'un état des lieux permettant de jauger l'impact de ce grand projet dans la wilaya de Constantine. A priori l'inadéquation susmentionnée de l'emplacement des locaux et de leur proportion par cité a fait que l'informel et le chômage règnent toujours.
N. H.
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