Constantine - A la une

Un plan d'action attend l'aval du ministère de tutelle



Un plan d'action attend l'aval du ministère de tutelle
Après les multiples dégradations signalées sur les routes nationales traversant la wilaya de Constantine, la direction des travaux publics (DTP) vient d'introduire une demande auprès du ministère de tutelle pour lancer une opération de réhabilitation de la chaussée de certains tronçons, a-t-on appris auprès du directeur de ce secteur.Mais vu la conjoncture financière difficile et contraignante, le ministère n'a encore pas répondu favorablement à la demande pour l'inscription de la reprise de revêtement de la chaussée, malgré les importantes atteintes de la couche de roulement enregistrées. «Vu la difficulté de la situation actuelle, l'inscription de nouveaux projets, à part les urgences bien sûr, doit obéir à des critères très particuliers. C'est pourquoi nous agissons selon le plan quinquennal 2015-2019.Ce plan est accordé à l'entretien et la prise en charge des ouvrages existants afin de les préserver et sécuriser la chaussée», a déclaré Rachid Ourabah, directeur des travaux publics de la wilaya. Evoquant la situation des principaux axes routiers de la wilaya, le même responsable citera de nombreuses dégradations importantes ont été soulevées sur plusieurs sections de certaines routes, à savoir la RN 27 menant vers la wilaya de Jijel, la RN 79 du côté de la wilaya de Mila et la RN 3 dans les communes de Zighoud Youcef et d'Ouled Rahmoun. Suite à ce constat, la DTP de Constantine s'est vue dans l'obligation d'établir une demande de restructuration pour reprendre le revêtement des sections les plus touchées. Pourtant, d'après des normes internationales qui doivent être appliquées dans notre pays, la chaussée doit être reprise après dix ans de sa réalisation, et non pas avant. Malheureusement, c'est le cas contraire en Algérie. « Selon les normes, la chaussée doit être reprise au bout de dix ans. Mais comme il y a des agressions de toutes parts, les ouvrages sont repris avant la 7e année, car ils ont été obstrués par les habitants eux-mêmes », a justifié le DTP.D'ailleurs, notre interlocuteur a précisé que cette dégradation est due au non-respect des normes de la route manifesté par certains chauffeurs de camions. Ces normes exigent une donne de 13 tonnes par essieu, selon les explications du DTP. La dégradation est plus constatée, selon toujours ses dires, aux endroits des multiples ralentisseurs installés sur les routes express, où la charge dynamique devient une charge statique.Pour argumenter ses déclarations, M. Ourabah donnera l'exemple de la RN 20 récemment achevée. Il a affirmé que ses services ont recensé 5 accès illicites réalisés par les riverains à partir de leurs domiciles vers la route. «Nous nous sommes intervenus sur place et nous les avons tous fermés. Il y a des procédures à suivre et des normes de réalisation à respecter», a-t-il déclaré.Pour ce qui est de la date d'envoi de la demande au ministère des Travaux publics, ce responsable a préféré demeurer réticent, tant qu'il n'y a pas eu d'écho de la tutelle. Il s'est contenté de dire qu'« Elle vient d'être établie ». Et sans donner le budget à proposer, il a conclu qu'il s'agit de reliquats des anciennes opérations inscrites.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)