Stoppé dans son élan par un simple document administratif qui lui revient de droit, le Dr Abderezak Derriche, médecin généraliste, est contraint de solliciter l'intervention du ministre de l'Enseignement supérieur et la Recherche scientifique (MESRS) pour mettre fin à «une injustice» commise à son égard par les services de la faculté de médecine de Constantine, dit-il.Dans une lettre adressée au ministère en fin de semaine dernière, M. Derriche rappelle qu'il est titulaire d'un diplôme en médecine délivré par la faculté concernée de l'université de Constantine en 1992. Deux ans après, selon ses dires, un incendie s'est déclaré dans ledit établissement durant la décennie noire. «Toutes les archives ont été ravagées par le feu provoqué par les terroristes en 1994, au sein de la faculté. Après des années, j'ai voulu participer à un concours en France pour me relancer dans les études et tout ce dont j'avais besoin c'était une attestation de maîtrise de langue française», a-t-il expliqué.
Et de s'étaler un peu plus : «Donc j'ai saisi la direction, en présentant mon diplôme. Hélas ! Ma surprise fut grande, lorsque le directeur des études a refusé de me délivrer cette attestation, qui est nécessaire pour compléter le dossier de candidature des Epreuves des vérifications de connaissances (EVC). Pourtant, plusieurs médecins de ma génération ont bénéficié, au début de l'année en cours, d'une attestation qui prouve que notre formation en médecine s'est faite en langue française.»
Notre interlocuteur affirme aussi que la direction lui a demandé de déposer un nouveau dossier administratif, incluant les relevés de notes de son cursus universitaire, de son bac et autres documents. Pourtant, ajoute-t-il, les facultés des autres wilayas délivrent cette attestation sans aucune exigence. Pourquoi donc refuser sa demande ' Abderezak Derriche, qui se dit victime d'une grande injustice de la part des services concernés, précise que cette attestation a été imposée par l'article 2 de l'arrêté du 27 octobre 2014 relatif à la vérification du niveau de maîtrise de la langue française.
Lequel arrêté stipule : «Les candidats ayant accompli l'intégralité de leur cursus d'études en langue française en vue de l'obtention des diplômes d'exercice en médecine, en chirurgie dentaire, en maïeutique ou en pharmacie, sont autorisés à produire une attestation en ce sens délivrée nominativement par leur établissement d'origine.» Notre interlocuteur sollicite l'intervention rapide du ministère afin d'obtenir l'attestation qui lui revient de droit et s'inscrire au concours en mai prochain.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com