Un enfant de quatre ans, sourd-muet a été renvoyé par la directrice du centre spécialisé sis à Mansourah (Constantine), suite à une altercation entre le père de l'enfant et un agent de sécurité.
L'affaire remonte à il y a un mois après la prise en charge totale de l'enfant B. Amjad par l'Etat qui a financé une intervention d'implantation d'un appareil auditif, à Alger, ayant coûté 300 millions.
L'enfant sera orienté vers l'école des sourds-muets de Mansourah pour sa rééducation et sa «réhabilitation auditive».
Après quelques mois seulement, le petit Amjad retrouva pour la première fois dans sa vie, la joie de prononcer enfin les mots magiques: «maman-papa». Ses parents sont soulagés. Mais leur bonheur ne durera pas longtemps.
Le 16 mai 2012, un incident banal stoppa leur rêve à cause d'un malheureux malentendu ayant opposé son père à un agent de sécurité de l'école. Mise au courant par l'agent en question, la directrice se distingua par une attitude expéditive.
L'enfant handicapé, victime expiatoire, a payé le prix fort d'une incompréhension entre adultes qui n'aurait pas dû déborder du cadre légal, mais aussi humanitaire.
Hélas ce ne fut pas le cas. L'être le plus vulnérable a été ainsi pris en otage dans une situation déplorable. Malgré l'intervention du directeur de l'action sociale de la wilaya de Constantine, la responsable de l'école n'a rien voulu entendre. Tout ce qu'elle a pu dire c'est d'exiger du père de venir présenter des excuses à l'agent de sécurité, et qu'après «elle
avisera».
La scène fut même i,supportable pour son institutrice, Amira Ben Saâd, qui témoigne avoir été scandalisée par le comportement de la directrice attestant ne pas comprendre. «Pourquoi cet enfant doit payer à la place de son père, en supposant qu'il était fautif. Non, franchement je n'ai pas aimé!» Dans le but d'avoir sa version des faits on a tenté de contacter la directrice en question, mais nos tentatives se sont avérées vaines en raison de l'emploi du temps de celle-ci qui coïncide avec la période des examens, nous a-t-on expliqué, hier.
A cette contrainte, il convient d'ajouter la mise hors service des lignes téléphoniques de cette école probablement pour le même motif du déroulement des examens. Pourtant, la loi est claire dans de pareils cas: elle préserve de manière stricte les droits de l'enfant handicapé comme le stipule clairement d'ailleurs le décret 02-09 du 8 mai 2002 dans son article 32.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com