A Constantine, l'insécurité s'installe de façon inquiétante. Chaque jour sont enregistrés des actes d'agression. Cependant, au cours de ces deux derniers jours, un semblant d'accalmie semble s'être installé, mais la situation peut dégénérer à tout moment.
Evidemment, ce ne sont pas les brigades mobiles aperçues sur les hauteurs de la cité des Frères-Abbas (Oued El Had) qui changera d'avis aux citoyens, traumatisés par l'insécurité qui règne dans leur ville. Effectivement, les habitants de toutes les cités de Constantine constatent amèrement l'absence totale des agents de la sûreté malgré les dépassements en tous genres quotidiennement enregistrés. Ces dépassements ont été d'une grave violence à Oued El-Had où pour subtiliser 2 000 misérables dinars, des bandes sont allées jusqu'à provoquer le décès d'une vieille dame. La défunte, qui se dirigeait vers un cabinet médical pour consultation, était venue d'Aïn Fakroune avec son fils. Elle a été attaquée par un chien lâché sur elle et son fils par une bande de voyous qui va ensuite les agresser à l'arme blanche. La vielle dame à été transférée vers les urgences médicales mais malheureusement, elle n'a pas survécu au choc. Avant cet ignoble acte, c'est un bus qui a été bloqué en face de la mosquée Abdelaziz en plein jour. Menacés par des couteaux et des sabres, les passagers ont été délestés de leurs bijoux, argent et téléphones portables. Il a fallu que les habitants sortent pour protester et bloquer la rue. Ils avaient songé à s'organiser en cellule de sécurité. «Puisque subissons la loi de la jungle, nous devons nous défendre. Hélas, c'est triste mais pour protéger nos enfants et nos familles, on est obligé de recourir à la loi du talion avec tous les moyens dont nous pouvons disposer», nous dira un ancien moudjahid. Voilà donc où l'on est arrivé et on a peur surtout d'une probable contagion. Ce ne sont pas seulement les cités des frères Abbas et la Bum qui sont menacées. Des actes barbares ont été enregistrés à Sidi Mabrouk, à El Kantara, à la cité Boussouf et dans les deux gares routières pour ne citer que les plus graves. La bande de Oued El Had a été rapidement neutralisée. Neuf individus, parmi lesquels une jeune fille mineure, ont été déférés au tribunal de la cité Ziadia. C'est donc une action efficace que la police a réussi. Comme le prouvent ses différentes interventions, cette police a indiscutablement du métier et des hommes de valeur spécialisés dans la lutte contre la criminalité dans ses différents registres. Mais pourquoi alors les cités de la ville sont abandonnées et livrées aux larcins et aux consommateurs de drogue. ' Pourquoi faut attendre que des drames soient enregistrés pour réagir. Des brigades de la police mobile ont été déployées à Oued El Had, mais pourquoi pas ailleurs ' Ne faudrait-il pas alléger ce sinistre bilan concernant le mois de juillet précédent ' 170 affaires criminelles traitées, 219 individus arrêtés, 129 présentés au procureur de la République et 43 placés sous mandat de dépôt. C'est effarant et cela exige une prise en charge mieux réfléchie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H T
Source : www.lnr-dz.com