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Un calvaire de plus pour la population



Un calvaire de plus pour la population
Pour la population de Zighoud Youcef, une ville chef-lieu de daïra, située à 35 km au nord de Constantine, le problème de l'absence d'annexes administratives est un calvaire qui perdure.«Cela fait déjà plus d'une année que nous avons posé ce problème à l'ex-wali, lors d'une rencontre avec la société civile, suite aux émeutes qui ont secoué la ville après la décision de la mise en service du CET, mais les choses n'ont guère évolué», explique Lamine, technicien et membre d'une association de quartier.La situation ne cesse de provoquer moult désagréments pour les habitants, après la fermeture de la recette des impôts et son transfert vers la ville voisine de Didouche Mourad. «Trouvez-vous normal que les contribuables d'un chef-lieu de daïra se déplacent vers une commune pour s'acquitter de leurs impôts ' C'est vraiment ridicule qu'on soit obligés de faire tout ce déplacement pour acheter la quittance d'un passeport», dénonce-t-il. Tous ceux que nous avons rencontrés dans cette ville paisible qui souffre depuis des décennies d'un problème qu'on essaie d'imputer au manque de foncier, alors que les solutions existent, pointent un doigt accusateur en direction de l'administration et surtout une APC restée muette.«Cette situation se pose aussi pour d'autres secteurs, car nous avions une agence de la CNEP et une autre de l'OPGI, mais faute de locaux, ces administrations n'ont pas tardé à décamper, au grand dam des habitants, qui parcourent des kilomètres pour bénéficier de leurs services», déplore un autre.Conscient de ce problème, le nouveau chef de la daïra de Zighoud Youcef, Miloud Fellahi, s'est dit prêt à mobiliser les moyens nécessaires pour trouver une issue à ce problème qui continue de pénaliser la population. «Nous sommes en train d'étudier toutes les solutions possibles pour que ces institutions reprennent leurs activités à Zighoud Youcef conformément aux directives qui nous ont été données par le wali, qui suit de près cette situation», a-t-il déclaré sur les ondes de la radio locale. Des promesses qui restent à concrétiser.Le transport, une dure épreuveMais à Zighoud Youcef, le calvaire de la population avec le problème du transport ne semble pas près de connaître son épilogue. Cela fait encore des années que cela dure, malgré toutes les autorisations accordées aux transporteurs privés. «La raison est simple, car ces transporteurs, qui travaillent à leur guise, n'assurent le service qu'aux horaires qui les arrangent, car passé 17h, il vous est impossible de trouver un bus vers Zighoud Youcef à partir de Constantine», déplore un passager.Cette situation se pose avec acuité pour ceux qui travaillent dans la nouvelle ville Ali Mendjeli. «Nous demandons aux autorités de penser à ouvrir d'autres lignes entre Zighoud Youcef et Ali Mendjeli, car nous souffrons énormément pour rejoindre notre domicile. Il n'y a que les conducteurs de taxis clandestins qui assurent le service au-delà de 17h, à des tarifs qui nous ont vraiment ruinés. Il m'arrive de dépenser 800 DA chaque jour pour faire la navette entre mon domicile et mon travail», assure-t-il.Pour ceux que nous avons pu rencontrer à la station de bus de Bab El Kantara, les demandes adressées à la direction des transports sont restées lettre morte. Cette dernière observe toujours le silence. Il y a quelques semaines, les transporteurs assurant la liaison Constantine-Zighoud Youcef ont fait un véritable forcing, en déclenchant une grève pour protester contre une prétendue «concurrence» des conducteurs des bus interwilayas sur la ligne Skikda-Constantine. Une manière d'imposer un diktat qui va à l'encontre des intérêts des pauvres passagers.
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