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Trois ans de prison ferme pour l'ex-wali d'El Tarf Actualité : les autres articles



La chambre pénale près la cour de Constantine a rendu hier son verdict dans l'affaire de l'ex-wali d'El Tarf, Djilali Araâr, qui a été condamné à trois ans de prison ferme.
Un verdict qui confirme la peine prononcée à son encontre en juin 2012 par le tribunal de Constantine. L'accusé était poursuivi pour corruption, extorsion de fonds, détournement et dilapidation de deniers publics dans les affaires du lycée de Chbaïta Amar, du mobilier scolaire, de l'APC d'El Tarf. La même peine a été également prononcée contre Mohamed Mekhnine, ex-DLEP, deux fournisseurs d'équipements scolaires privés, le magasinier de l'APC, l'ex- DAL, l'ex- P/APC de la commune d'El Tarf, et certains cadres de l'APC et des directions locales.
Ce procès intervient suite au pourvoi en cassation introduit par l'ex-wali et ses coaccusés suite au jugement du tribunal de Constantine. Pour rappel, le procureur général avait requis dix ans de prison ferme pour l'ex-wali et une peine entre un et cinq ans pour les autres accusés. Notons que les faits de cette affaire remontent à 2003, où 11 accusés issus du staff exécutif de la wilaya et de l'APC d'El Tarf s'étaient rendus coupables de plusieurs infractions administratives.
«Complot»
L'ex-wali avait ordonné le transfert de 10 milliards de dinars du budget de l'APC pour réaliser des projets d'aménagement et d'équipement au niveau du siège de la wilaya. Appelé à la barre, ce dernier a déclaré qu'il avait été obligé d'effectuer cette opération afin de couvrir le déficit de la wilaya induit par les dépenses qu'avait nécessitées la visite à El Tarf du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Il a soutenu qu'il a été victime d'un complot, forcé à prendre cette décision pour faire son devoir de gérer les services publics. Les autres accusés ont nié en bloc toutes les accusations de passe-droit, de favoritisme et de non-respect du code législatif.
«J'ai appliqué le code des marchés publics dans toutes les transactions, sans aucune irrégularité, ni à l'ouverture des enveloppes, ni à l'étude des propositions», avait déclaré le DLEP. Les autres mis en cause, quant à eux, ont assuré qu'ils n'ont fait qu'exécuter les ordres de leurs supérieurs. Les avocats de la défense ont plaidé l'innocence de leurs clients, lesquels «n'enregistrent aucune trace de détournement de fonds à leurs comptes personnels».
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