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Travaux de stabilisation du pont Salah-Bey: Grogne des travailleurs



Réclamant le départ du chef de chantier et le règlement des heures supplémentaires qu'ils n'ont pas touchées depuis plusieurs mois, les ouvriers du chantier de drainage des eaux souterraines passant sous le pont géant Salah-Bey de Constantine ont organisé mercredi dernier un sit-in de protestation sur le site, accompagné d'un arrêt de travail qui a duré pendant toute la journée et la nuit du mercredi à jeudi. « Ils n'ont repris le travail que le matin du jeudi », nous a confirmé dans la journée M. Boudraa, l'inspecteur du travail de Constantine. Interrogé sur les motivations qui ont poussé les travailleurs à déclencher ce mouvement, l'inspecteur du travail s'est limité à dire qu'il s'agit d'un simple mouvement de protestation pour réclamer certains droits et que l'inspection du travail est intervenue pour régler ce problème. Il a réaffirmé que la reprise du travail dans ce chantier s'est faite donc jeudi matin après la réunion de conciliation tenue entre les parties impliquées, en l'occurrence la direction du chantier conduit par l'entreprise brésilienne Andrade Gutteriez qui a réalisé le pont géant Salah-Bey et les représentants des travailleurs, sous les auspices de deux agents de l'inspection du travail. « Nos agents sont arrivés à concilier les points de vue des partenaires sociaux et les choses sont rentrées dans l'ordre », a indiqué M. Boudraa. Et de confirmer aussi que les ouvriers frondeurs n'ont effectivement pas travaillé durant toute la journée du mercredi. Contactés à leur tour jeudi matin, les représentants syndicaux n'ont pas voulu s'étaler sur ce conflit, se limitant uniquement à nous dire qu'il s'agit d'un mouvement de protestation «que nous allons régler au plus vite». Mais un groupe de travailleurs nous a expliqué qu'ils ont déclenché ce mouvement pour réclamer le paiement des heures supplémentaires, la réintégration d'un de leurs collègues renvoyé parce que son contrat était arrivé à terme et, enfin, pour réclamer ledépart du chef de chantier, nous ont-ils dit. Ils ont ajouté qu'ils n'ont consenti à retourner au travail qu'après que le directeur portugais du chantier leur a garanti que le chef de chantier venait d'être changé et qu'il prendrait lui-même la direction du chantier. En dernier lieu, nos interlocuteurs nous ont indiqué que 130 ouvriers algériens sont affectés au chantier, à côté d'un nombre limité de travailleurs portugais dont ils n'ont pas pu déterminer le nombre. «Seuls les Portugais ont travaillé durant la journée du mercredi », nous ont-ils dit.
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