Constantine - A la une

«Toute personne impliquée sera sanctionnée, y compris les hauts cadres de l'Etat» Karim Djoudi à propos des affaires de corruption :



La corruption sera combattue avec toute la rigueur de la loi. C'est du moins ce qui ressort de l'intervention hier du ministre des Finances, Karim Djoudi, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, au cours de laquelle il a affirmé que «même les hauts fonctionnaires de l'Etat seront sanctionnés».
Pour le ministre des Finances, interrogé sur les mécanismes mis en place pour la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, alors que les scandales de corruption s'internationalisent, «il y a une volonté politique très forte de lutter contre la corruption, le blanchiment d'argent, toutes formes de fraude et le transfert illicite de capitaux».
Les textes, qu'il considère comme «le soubassement de cette lutte», ont été établis, explique-t-il, et «des entités ont été créées. L'action se met en 'uvre et, au fur à mesure, elle devrait porter ses fruits», a-t-il argué. Tout en soulignant que «l'Algérie n'est pas seule dans ce contexte de fraude et de corruption», il fera remarquer que la lutte contre ce fléau «repose sur la capacité des Etats à pouvoir travailler avec leurs partenaires et construire ensemble des relations et établir des échanges d'informations et suivre les courants de fraude et de contrebande».
A propos des personnes impliquées, il indique : «Les choses sont extrêmement claires. Il ne s'agit pas de problème de personnes. Il s'agit de fraude, de corruption et de blanchiment. Quelqu'un qui a fauté et qui est concerné par la corruption sera sanctionné. Toutes les personnes seront poursuivies, même les hauts fonctionnaires de l'Etat.»
L'acte de gestion n'est pas encore dépénalisé
Dans un autre registre, Karim Djoudi fera savoir que la décision de dépénaliser l'acte de gestion n'est toujours pas entrée en vigueur. Un groupe de travail, piloté par le ministère de la Justice, est chargé d'affiner les règles en matière de dépénalisation, a-t-il toutefois annoncé.
«Il y a eu certaines modifications sur la dépénalisation de l'acte de gestion et des instructions ont été donné pour essayer d'affiner le travail de modification apporté au code pénal. Il y a un groupe de travail piloté par le ministère de la Justice qui s'attelle à affiner les règles en la matière.
Il essaie de trouver un point d'équilibre pour permettre aux gestionnaires d'avoir la flexibilité nécessaire en termes de gestion, tout en se prémunissant contre les risques de fraude ou de triche qui pourraient apparaître», a-t-il expliqué. Il rappelle, dans ce sillage, que les entreprises étatiques ne sont plus soumises au code des marchés publics qu'elles considèrent contraignant.
«Les gestionnaires sont fortement gênés par le fait de se soumettre à ce code» qu'ils considèrent, selon lui, plein de lourdeurs. S'exprimant sur «le recours systématique à la loi de finances complémentaire (LFC), Djoudi dira qu'il ne s'agit pas «d'un problème de prévision en tant que tel mais juste d'un besoin de prendre en charge les nouveaux projets d'urgence». La loi de finances complémentaire pour 2013 prendra en charge, selon lui, le coût de l'organisation de la manifestation culturelle «Constantine, capitale de la culture arabe» pour 2015.
Il explique que la question de la prise en charge des dépenses dans le cadre du programme de soutien à l'emploi et à l'investissement dans le grand Sud, annoncé récemment par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, n'était pas encore tranchée. «Si nous avons besoin de recourir à des crédits supplémentaires pour prendre en charge le programme du grand Sud, nous le ferons», a-t-il affirmé.
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