Constantine - Revue de Presse

Texte cherche lecteurs à Cirta



Publié intégralement dans la presse nationale le lendemain du discours présidentiel du 14 août, le texte du projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale proposé à référendum le 29 septembre demeure la grande inconnue de cette rentrée sociale à Constantine bien qu?il fasse l?objet d?un tapage médiatique désordonné. Des citoyens rencontrés dans les artères de la ville avouent même ne pas avoir cherché à lire le contenu alors que d?autres affichent une certaine indifférence. « Nous ne lisons même pas la presse, alors comment voulez-vous qu?on s?attarde sur un texte qui exige quand même un certain niveau intellectuel ? », nous dira un serveur dans un café. Des pères de familles, des fonctionnaires et des ouvriers pour la plupart, abordés sur la question affirment qu?ils attendaient beaucoup plus du nouveau concernant une augmentation des salaires tant promise pour cette rentrée sociale et qui s?est avérée être une vague intention. « Nous sommes déjà exténués par les dépenses de la rentrée scolaire et on ne sait pas de quoi sera fait Ramadhan, qui arrive à grands pas. On n?a plus la tête pour un autre référendum. » Côté information, c?est la télévision qui semble accaparer le plus important du quotidien des Constantinois, qui disent cependant ne pas connaître grand-chose sur le projet proposé pour le référendum. Alors que le comité des représentants des associations et des élus, formé pour apporter son soutien à la démarche présidentielle, a pris l?initiative d?imprimer le texte du projet en de petits carnets tirés à des quantités insignifiantes, les partis présents en force sur la scène constantinoise n?ont toujours pas engagé un débat instructif au grand dam des militants. Mise à part du FLN qui semble faire cavalier seul en organisant l?unique meeting populaire digne de ce nom et qui n?a pas tout de même répondu aux attentes des citoyens, la ville des Ponts semble vivre en marge de l?histoire. Les plus optimistes parmi les gens interrogés disent soutenir la démarche pour la paix même s?ils demandent à en savoir plus. « Contrairement aux élections précédentes, la ville connaît une ambiance terne, la majorité écrasante des jeunes surtout n?a collecté que des bribes sur le projet de réconciliation », nous lancera un retraité de la Fonction publique. Pour certains universitaires intéressés par la question, le texte proposé pour amendement consacre une bonne partie pour les mesures touchant les terroristes, mais ne réserve qu?une poignée de lignes pour les victimes du terrorisme et les familles des disparus. Des zones d?ombre qui exigent, selon certains, l?engagement d?un véritable débat contradictoire. « On a concocté un projet qui marquera l?avenir des futures générations dans une période critique et on demande au peuple de l?adopter les yeux fermés comme si on le prend encore pour un mouton de Panurge », commentera un enseignant.
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