Constantine - Revue de Presse

Temmar à Constantine : L'argent de la SNTA pour régler les salaires impayés



Selon toute vraisemblance, le gouvernement a trouvé la solution pour régler les salaires impayés de milliers de travailleurs, dont la problématique fut dénouée durant ces dernières années, et qui refait surface en ces temps avec plusieurs entreprises publiques en cessation de paiement, n'ayant pas trouvé leurs voies, ou leurs marques, malgré le soutien des pouvoirs publics et ses différents plans de redressement diligentés en leur faveur.

C'est, en tout cas, ce qui ressort de la déclaration du ministre de l'Industrie et de la promotion de l'investissement qui a, lors d'une rencontre tenue avant-hier à Constantine avec les promoteurs publics et privés, clairement signifié que « les pouvoirs publics vont solliciter les caisses de la SNTA, la plus riche société en Algérie après Sonatrach, pour le règlement des salaires impayés ».

Ajoutant dans ce contexte que « la note, qui a été payée la dernière fois par la SOGEPORT, se chiffre en milliards de dinars ».

La conjoncture politique a contraint les pouvoirs publics à aller puiser dans les fonds de la SNTA pour tenter d'en finir avec cette lancinante question des salaires impayés qui semble coller à l'univers de l'entreprise publique. « Car, précisera Temmar, on va désormais prendre sérieusement en main les entreprises du secteur public ».

Puis, se tournant vers les hommes d'affaires privés, il lancera : « le socialisme est mort », soulignant à leur intention, après avoir écouté leurs doléances, que « l'Etat accorde des facilités, mais c'est aux hommes d'affaires, qui ont choisi de l'être, de se battre pour s'affirmer en tant que tel. Il faut qu'ils construisent eux-mêmes leur univers, personne ne peut les remplacer». Quant aux sempiternelles problèmes rencontrés avec les banques, une hantise pour tous les opérateurs économiques privés, Temmar atténuera un peu leur responsabilité, jusqu'à plaider leur cause. «Le problème des banques est mal saisi, et elles ne seraient en aucun cas tenues pour responsable du blocage», affirme-t-il. Ajoutant dans ce sillage «qu'on ne peut pas attendre d'une banque qu'elle aide l'investisseur sur le long terme, rôle qui échoit normalement à une banque d'affaires, ou un marché de capitaux, voilà ce qu'on aurait dû avoir».

Toujours est-il, Temmar reconnaîtra que «le changement est difficile, voire difficile de résoudre toutes les difficultés d'un seul coup, et que le problème essentiel est à 90 % une affaire d'homme», pas seulement une histoire d'environnement législatif. Et de conseiller aux hommes d'affaires «de se regrouper en associations pour agir avec force sur la scène économique et imposer les règles du jeu qu'il faut».

Pour mieux étayer son exemple, il dira «qu'il se retrouve face à cinq patronats, presque dispersés, alors qu'il aurait souhaité avoir affaire à un seul interlocuteur pour débattre des problèmes et leurs éventuelles solutions».

Notons que dans l'après-midi d'avant-hier, Temmar a visité l'usine de production des tracteurs CMT à Oued Hamimime qui a repris ses activités depuis le début de ce mois janvier, après un arrêt qui aura duré plus d'une année.

«On espère que cette reprise sera frappée du sceau de la pérennité, en mettant en application la formule du leasing pour l'acquisition des tracteurs par les agriculteurs», nous déclarent des cadres de CMT.


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