Constantine - A la une

Surfer entre offenses et blessures !



Une information, parue il y a deux semaines dans le «Périscoop» du Soir d'Algérie, rapportait comment, dans une ville comme Constantine, des établissements scolaires adressaient aux parents d'élèves des fiches de renseignement dont les questions hallucinantes visaient, aussi, à s'informer sur le niveau socioéconomique des élèves.Des questions pour savoir, par exemple, si l'enfant habitait une maison individuelle ou dans une cité, en banlieue, s'il était éclairé de façon moderne ou à la bougie, ou, encore, si chez lui, on cuisinait et se réchauffait au gaz ou au charbon ! Même si les questions ne sont pas rédigées en ces termes, elles n'en sont pas moins malvenues, au sens où elles font la distinction entre élèves en fonction des commodités dont ils jouissent. Si ces «interrogatoires» avaient des chances de servir les intérêts de l'enfant, pourquoi ne pas l'expliquer à leurs parents qui ne comprennent pas à quoi rime une telle violation de la vie privée.
À quoi servent les conseillers pédagogiques ou les assistantes sociales rattachés aux établissements scolaires ' À moins que le ministère de l'Education nationale n'ait plus recours à pareilles compétences ' À ce personnel dont l'exercice consiste, entre autres, à repérer les éléments dans le besoin et à en signaler la présence à une direction censée, elle, déterminer quelle aide elle doit leur apporter, en toute discrétion. Je parle là de ce qu'un système éducatif qui se respecte met à la disposition de ceux qui lui sont confiés. Que dire, par conséquent, de la façon dont il est supposé intervenir pour atténuer les effets de la précarité sur un élève et sur son développement ' Comment ne pas rêver de situations idéales qui offrent au citoyen des conditions toutes aussi idéales ' De celles qui aident à aller mieux !
D'aucuns reprocheront à l'administration de regarder à la dépense, lorsque la situation lui impose d'aider ceux qui sollicitent son assistance. Evidemment, c'est toujours dans ce qui revient aux autres que l'on ira puiser. Qui a oublié les cantines d'écoles primaires qu'un Ouyahia, alors Premier ministre, avait voulu fermer pour moins dépenser '
M.?B.?
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)