
La vieille ville, ou médina, est notre mémoire à nous tous. C'est notre passé et nos souvenirs. Beaucoup d'affectivité s'attache à ses lieux qui ont accueilli dans la tendresse des générations entières, lorsque la nuit coloniale était totale, lorsque la solidarité commune avait des accents de bravoure.La vielle ville, à Constantine, «Souika» aujourd'hui, c'est l'image d'hier où la nostalgie affleure à une vision pleine de chaleur humaine. C'est un pan de l'histoire qui croule sous le poids des ans. Pour d'autres, c'est la fatalité et le destin implacables légués par les contingences d'une mutation sociale à plusieurs paliers. «Souika», au jour aujourd'hui, ce sont des maisons qui se délabrent et ne cessent d'être habitées par le vide, car les habitants ont fui la précarité. Le cadre des attributions «Souika», c'est la légendaire mémoire qui reste à jamais ancrée dans la vie de chacun, ici à Constantine. Et vue du pont, cette Médina offre l'image d'une ville au charme accrocheur, où le poète ne risque jamais de s'ennuyer... Souika, c'est l'illusion qui est encore debout. Les anciens pélerinent dans ces lieux hantés par l'idée de départ. Les magasins, des réduits, croulent de marchandises, des boucheries échappées des années 50, et une poésie qui échappe des vitrines naïvement remplies. Les maisons qui ont résisté à la déferlante de la ruine sont des témoins pour raconter le passé. Des portes encore en état. Des airs de mosaïque qui ont échappé miraculeusement à la disparition. La fontaine en face de la zaouïa ne «chante» plus. Le cordonnier du coin a préféré se convertir aux «babioles» ramenées d'ailleurs. A «Souika», on vous parle au passé. En d'autres termes, elle a été cette médina qui continuera à témoigner à jamais de par sa riche histoire. Quant à son avenir, les perspectives restent ouvertes... Réhabilitation de l'avenue Belouizdad Dans une déclaration faite lundi dernier à la radio locale, le directeur de l'habitat de la wilaya de Constantine a confirmé la reprise des travaux de réhabilitation de la rue Belouizdad. On se rappelle que les travaux en question, entamés au début de l'année culturelle arabe de Constantine, ont pour diverses raisons fait l'objet d'un arrêt. Un délai de quatre mois a été avancé par le même responsable pour permettre l'entière réhabilitation de cette avenue, autrefois véritable poumon de la ville où il fait bon vivre. Un grand ouf a été poussé par la population à cette annonce, quand on sait les désagréments créés par l'état que présente aujourd'hui l'avenue Belouizdad, ex-Saint-Jean.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mébarki
Source : www.lnr-dz.com