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Sidi Merzoug, une cité qui se dégrade à vue d''il



Sidi Merzoug, une cité qui se dégrade à vue d''il
Béton qui s'effrite, marches chancelantes, jointures des immeubles qui se distendent? La cité Sidi Merzoug, réalisée à la fin des années 1950 dans le cadre du Plan de Constantine, à Ben Aknoun, se dégrade à vue d'?il.Les dernières secousses qui ont ébranlé la capitale l'ont fragilisée encore plus. «Les dernières secousses ont endommagé les bâtiments. Des pans entiers de balcons se sont détachés. Le béton qui couvrait la structure a disparu. Le fer rouillé a été mis à nu», énumère Youcef Ibbaraken, un résidant de cette cité, visible sur la RN36, qui traverse de part en part la commune. Les immeubles les plus touchés sont : A, B0 et B1.Les travaux de réhabilitation engagés au lendemain du séisme de 2003 ont été «bâclés». Plus de dix ans après, le décor de la cité est lugubre. «Les matériaux utilisés par l'entreprise réalisatrice de l'époque sont de mauvaise qualité, sinon comment expliquer tous ces dégâts '» s'indigne un sexagénaire, qui s'engage sur les marches chancelantes d'un bâtiment dont la peinture des murs gondolés s'est détachée à cause de l'humidité. Les résidants des bâtiments ont réclamé, dans une pétition datée du 10 octobre 2010, une expertise sur l'état de délabrement des bâtiments. «Une pétition a été adressée à l'ancienne APC.Personne ne nous a répondu. Nous avons réclamé dans ce document une expertise du CTC. On risque d'attendre encore longtemps. Ni l'ancien exécutif ni l'actuel ne sont prêts à répondre aux demandes des résidants», s'indigne Ibbaraken.La population reproche au maire de faire du deux poids, deux mesures, «en prenant en charge les travaux de réhabilitation de la cité Malki d'où il est issu». Contacté par El Watan, le président de l'APC était injoignable durant une partie de la journée d'hier.Le DARQ entre en scène La Direction de l'aménagement et de la restructuration des quartiers (DARQ) a lancé, à la fin de l'année dernière, un appel d'offres pour la réhabilitation de la cité. Quelques mois après, les travaux réclamés à cor et à cri par une partie des résidants désabusés ne sont pas encore lancés.En attendant, la population souffre, en plus de la dégradation des bâtiments, de l'environnement immédiat. Le marché de proximité installé par l'APC dans l'enceinte de la cité n'apporte que des désagréments : bagarres entre marchands ambulants et détenteurs légaux d'étals, cris, injures, insalubrité, etc. «Le marché de proximité installé sur un terrain de jeu en 2013 n'apporte que des désagréments à la population, alors que l'APC aurait pu le réaliser sur un terrain plus approprié.Dernièrement, des détenteurs d'étal et des marchands ambulants se sont bagarrés. Le maire a, semble-t-il, dit que les marchands ambulants pouvaient exercer. Ils ont eu une autorisation verbale du P/APC», signale M. Ibbaraken, qui s'est engagé à former un comité de quartier pour la défense des intérêts de la population.La délocalisation vers un lieu plus approprié du marché aménagé en bas des immeubles et à quelques mètres d'une école est réclamée par les résidants. «L'APC a fait signer un registre par des résidants. Une partie a avalisé le projet. L'APC a promis des étals à certains», croit savoir M. Ibarraken.Les habitants de la cité, qui compte plus de 500 familles, en appellent à l'intervention des services de la wilaya déléguée de Bouzaréah et de la wilaya d'Alger pour permettre la prise en charge des revendications des habitants.


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