Constantine - A la une

Sécurité hydrique: Une préoccupation stratégique



« L'or bleu », l'eau, qui s'imposait comme un enjeu de taille dans le futur de la planète, a pris de vitesse toutes les prévisions pour venir, maintenant, occuper les premiers plans des préoccupations stratégiques.«Lorsque nous revenons à de nombreuses études qui parlent de guerres futures, nous retrouvons les guerres de l'eau au premier plan. Et, aujourd'hui, ce sujet est devenu lui-même très imposant », a souligné le docteur Ahmed Mizab, expert en questions sécuritaires, lors de son intervention, hier, à la Radio régionale de Constantine.
Ajoutant dans ce sens que « selon des études prospectives antérieures, on s'attendait à ce que cela se produise dans 30 ans à partir de maintenant, mais ce qui se passe est le contraire, le phénomène s'est désormais imposé ». Non sans rappeler que si on fait la lumière sur l'immigration clandestine, on constate que la recherche d'eau et le déplacement des individus d'une zone géographique à une autre sont dus à la recherche de concentration autour des points d'eau. « Cela a conduit à un conflit entre les pays au sujet des sources d'eau et des voies navigables. La sécurité de l'eau est devenue une nouvelle forme de conflit qui s'impose dans de nombreux pays », a-t-il affirmé. Selon l'expert, « nous sommes confrontés à ce problème, et il a été soulevé dans de nombreuses occasions, colloques et journées médiatiques, à l'enseigne d'un forum international, qui s'est tenu il y a près d'un mois, pour discuter de la question de l'exploitation et du détournement des eaux souterraines à travers le langage des chiffres, ce qui a soulevé de nombreux points d'interrogation et confusion ».
De nos jours, explique l'expert en questions sécuritaires, on voit se multiplier les forums sur la question de la sécurité de l'eau, que ce soit au niveau du ministère de la Défense, au niveau des académies, ou au niveau des institutions stratégiques et sectorielles, ce qui montre la prise de conscience sur l'importance vitale de l'eau. Mais, estime-t-il, il faut aller plus loin, en lançant des travaux et des recherches pour construire une perception globale de cette question.
Telle la question de la réalisation des économies d'eau grâce à une équation basée sur des indicateurs. Soulignant à ce propos que dans des études de l'Institut universitaire des Nations unies pour l'eau, l'environnement et la santé publiées le 22 mars 2022, qui a développé certains indicateurs comme outils de mesure, où l'on parle de 54 pays africains, et a classé 29 pays qui ont fait des progrès sur la question de la sécurité de l'eau, 25 pays qui n'ont pas progressé et 19 pays qui souffrent de stress hydrique. Soit l'équivalent de 500 millions de personnes vivant dans 19 pays en situation d'insécurité hydrique ! Dieu soit loué, relève l'intervenant, l'Algérie fait partie des pays qui progressent, et elle est classée au sein d'une échelle sur cent à 94%. Bien que l'Algérie soit un peu pauvre en termes de potentiel hydrique, à raison de 1.000 mètres cubes par habitant, a-t-il précisé dans ce sillage.
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