Constantine - A la une

Sauvez les salles de cinéma ! Ce que j'en dis



A Alger, l'APC de Sidi M'hamed a décidé de fermer la salle de projection Sierra Maestra. Motif avancé : «Bricolage.» La fermeture momentanée risque de s'installer dans la durée, puisqu'il semble que l'arrêt soit lié à des considérations «politico-morales». La médiocrité ambiante appuyée par l'inculture fait que la projection d'un film ou la présentation d'un spectacle soit mal perçue. L'APC de Sidi M'hamed doit, sans condition aucune, rouvrir la salle Sierra Maestra et mettre de côté les explicatifs bureaucratiques. Les autres salles de la capitale, comme L'Algeria, l'ABC ou El Khayam, fermées pour travaux depuis la nuit des temps, doivent également reprendre leurs activités. Il en est de même des salles El Maghreb, Saâda et El Feth d'Oran. Des espaces qui ne sont ouverts au public que durant le Festival du film arabe. Une fois par an.
Les autorités d'Oran n'ont fait aucun effort pour éviter de fermer ces salles après le festival. A Alger, les salles Nedjma, L'Odéon et Le Variété tombent en ruine. Même spectacle désolant à Blida où les salles Ourida, El Feth et autres sont abandonnées par une APC qui a réduit la ville des Roses à un désert culturel. Même constat pour Annaba ou Constantine où il n'existe pas de salles de cinéma aux normes connues. A Annaba, on a lancé récemment un projet d'«une nouvelle ville» en oubliant le secteur de la culture et des arts. La manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015» va peut-être permettre à la ville des Ponts d'avoir des structures culturelles dignes de sa stature. Constantine abrite annuellement, et malgré l'adversité, un festival de renommée internationale, le Dimajazz. Tlemcen, autre ville des arts, n'a eu droit à une salle de cinéma que grâce à la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011».
Dernièrement, l'APC de Tébessa a pris une bonne décision : transformer la salle El Maghreb, livrée à la dégradation, en une cinémathèque. On ose à peine évoquer l'état des rares salles de projection existant dans le sud du pays. Une région où il est possible de construire des salles en plein air. Les nouvelles techniques de projection le permettent. Mais pour y arriver, il faut avoir une volonté politique de relancer l'industrie cinématographique dans le pays. Une question qui concerne tant l'Etat que les privés. En attendant, il est vital de soustraire la gestion des salles de cinéma aux communes et de la confier au secteur de la culture à travers des coopératives de jeunes. C'est le seul moyen de sauver ces salles d'une mort lente.
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