Placée sous les feux de l'actualité durant ce week-end prolongé, la journée mondiale du diabète a été célébrée cette année loin de tout décorum, la priorité ayant été accordée à l'analyse et au débat sur cette pathologie qui affecte, rappelons-le, près de 2 millions de personnes en Algérie.
Elle est, en outre, la première cause de cécité, d'amputation non traumatique, de dialyse et de complications cardiovasculaires. De fait, ces journées ont fourni l'occasion idoine de se détourner un instant des aspects thérapeutiques de la maladie et se focaliser plutôt sur ses retombées économiques, sachant que les caisses de la sécurité sociale déboursent annuellement (traitements, analyses médicales et autres) des centaines de milliers de dinars par malade.
Pour sa part, le Dr Sidi Mansour Mustafa, médecin à la clinique de diabétologie de Bellevue, estime que, par rapport à ce paramètre et à d'autres avancées enregistrées ces dernières années, de très gros efforts ont été consentis en faveur du financement et de la prise en charge de cette maladie, ajoutant qu'il est «néanmoins important d'inscrire le diabète au rayon des priorités dans le projet relatif à la politique de santé publique et de rappeler aussi que le bien-être du diabétique ne dépend pas uniquement de l'accès et de la qualité des prestations médicales, mais aussi de l'amélioration de son cadre de vie. Il est également très important de mettre sur pied un comité local de suivi afin d'élaborer une stratégie à long terme, notamment dans les politiques de dépistage et de prise en charge de la maladie».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed B
Source : www.elwatan.com