Le manque de vaccins pour nourrissons, enregistré depuis quelque temps déjà à travers les établissements de santé publique et des services de protection maternelle et infantile de Constantine, continue de préoccuper grandement les parents désireux de vacciner leur progéniture. Selon une des mères concernées, rencontrée à la recherche de vaccin de poliomyélite pour son enfant de 15 mois, «les centres et établissements de santé de proximité et surtout les services de protection maternelle et infantile vivent des ruptures de stocks de vaccins pour les nourrissons âgés entre trois et 18 mois. Les ruptures sont apparemment répétitives, dira-t-elle, puisque pour me procurer le vaccin antipolio pour mon enfant, j'ai dû aller à la commune d'El-Khroub et ce, en faisant intervenir quelques-unes de mes connaissances. Et je connais beaucoup de parents qui ont tenté de faire la même chose, mais qui sont revenus bredouilles».
D'autres parents ajoutent que les ruptures de stocks touchent également les vaccins contre l'hémophilie, la coqueluche, l'eczéma, etc. Situation qui, avouent-ils, n'a pas manqué d'engendrer chez eux préoccupations, inquiétudes et surtout craintes pour la santé de leurs nouveau-nés. «Les approvisionnements semblent être faits au compte-gouttes, d'où le fait que les vaccins sont disponibles tout juste une semaine et après c'est une pénurie de deux ou trois semaines», font-ils remarquer. Dans ces conditions, beaucoup de parents de nourrissons, devant se faire vacciner périodiquement, c'est-à-dire presque tous les mois jusqu'à un an et demi, se disent inquiets et s'interrogent sur les retards enregistrés dans la vaccination de leurs enfants. Questionnés sur ce sujet, le secrétaire général de la direction de la Santé de la wilaya de Constantine, M. Kaki, reconnaît l'existence d'une certaine perturbation qui dure depuis maintenant près de deux mois, dans les approvisionnements en vaccins qui viennent de l'Institut Pasteur, notera-t-il. Et d'indiquer que ces perturbations se traduisent par des ruptures de stocks momentanées, c'est-à-dire qui durent deux ou trois jours et au maximum une semaine. Et de rassurer que tous les nourrissons sont vaccinés à terme, avec des reports d'une semaine au maximum, que cela soit pour la poliomyélite, la coqueluche et l'hémophilie.
Notre interlocuteur ajoute que «le vaccin le plus touché par ces perturbations et dont les quantités qui nous sont livrées se révèlent à chaque fois insuffisantes malgré nos observations, concerne le DT (diphtérie-tétanos), qui est administré plutôt à la femme enceinte et qui entre dans le programme de sa prévention».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com