L'ancien sélectionneur national, Rabah Saâdane, sera présent en Afrique du Sud lors de la CAN 2013 pour encourager l'EN qui renouera avec cette compétition africaine après avoir raté la dernière édition qu'avait abritée conjointement le Gabon et la Guinée Equatoriale.
«Je serai en Afrique du Sud pour soutenir les Verts. Je serai dans les tribunes et je vais suivre les matches sans pression», a déclaré, lundi soir, Saâdane sur le plateau de la nouvelle chaîne El-Djazairia. L'artisan des qualifications du onze national aux Mondiaux 1986 et 2010 estime que les Verts auront leur mot à dire en Afrique du Sud, même si le tirage au sort ne les a pas gâtés en leur réservant le groupe le plus relevé de la CAN 2013. «Ce n'est pas un groupe facile.
La CAN est devenue, en outre, une compétition de haut niveau, mais aucune équipe ne doit nous faire peur. C'est bien, en tout cas, d'en découdre avec des grosses cylindrées comme la Côte d'Ivoire et la Tunisie. Nos joueurs ne doivent tout de même pas sous-estimer le Togo qui n'est pas faible comme certains le pensent. La sélection togolaise est très respectable, avec des joueurs qui évoluent en Europe, et elle sera très motivée après ce qu'elle a enduré lors de la CAN 2010. C
'est une équipe à prendre très au sérieux. On a l'habitude de sous-estimer les petites équipes qui ont réussi d'ailleurs à nous surprendre à maintes reprises.
Il faut se préparer convenablement pour cette CAN afin d'assurer la qualification au second tour», dira Cheikh Saâdane, bourreaux des Eléphants de la Côte d'Ivoire lors de la CAN 2010 en Angola où les Verts avaient éliminés en quart de finale les Ivoiriens, dirigés alors par l'actuel driver de l'EN, Vahid Halilhodzic.
«On a un avantage psychologique sur les Ivoiriens»
Saâdane estime, à juste titre, que les Fennecs disposent d'un avantage psychologique sur les Eléphants, grands favoris de la compétition.
«Je pense qu'on a un avantage psychologique sur les Ivoiriens, mais il faut oublier la victoire de 2010 qui reste un beau souvenir pour nous. En 2010, on avait affronté la Côte d'Ivoire au second tour dans un match déterminant. Ce sera différent cette fois-ci.
On va les rencontrer au premier tour et il y aura beaucoup de calculs. Tout change, en tout cas, d'une CAN à une autre», souligne l'artisan de l'épopée d'Oum Dormane, toujours méfiant du capitaine des Ivoiriens, Didier Drogba, qui connaît des difficultés dans son nouveau club chinois. «Drogba peut être plus fort encore en Afrique du Sud», prévient l'ancien sélectionneur national, depuis sa démission à la tête de l'EN en septembre 2010.
«Je n'ai pas trouvé chaussure à mon pied»
«Je n'ai pas trouvé chaussure à mon pied», explique Saâdane qui a décliné une offre du Bahreïn et une autre d'un club algérien dont il a préféré taire le nom. L'ex-patron de l'EN a abordé, par ailleurs, le cas du portier no 1 des Verts, Raïs Mbolhi, sans club actuellement. «Mbolhi est un gros problème que l'entraîneur national tente de gérer. Halilhodzic a peur de donner une chance à Doukha qui n'a pas d'expérience sur le plan international.
Il n'a pas de temps pour mettre Doukha dans le bain dans la mesure où il y aura un seul match amical avant la CAN», dira Saâdane dont les meilleurs souvenirs à la barre technique de l'EN «sont la première qualification pour la coupe du monde en 1981 à Constantine aux dépens du Nigeria, l'exploit contre l'Allemagne en Espagne et la victoire contre l'Egypte à Oum Dormane qui ont fait sortir le peuple algérien et tous nos compatriotes à travers le monde dans la rue».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L B
Source : www.letempsdz.com