Les questions de l'entretien du réseau routier, l'évacuation des eaux pluviales et l'électrification du périmètre urbain de la ville de Constantine sont des sujets soulevés à longueur d'années par les médias et les citoyens : routes défoncées dont plusieurs ont été creusées par de nombreux opérateurs publics et privés qui y ont fait des travaux, 6OO autorisations de travaux délivrées par la commune au courant de l'année, avec un coût de deux milliards de centimes le kilomètre pour les routes de la ville, selon un responsable de la commune. Il y a également des avaloirs qui se bouchent à la moindre averse, des routes, des avenues et des quartiers mal ou pas du tout éclairés et devenant de véritables coupe-gorges à la nuit tombée, tel est le triste constat fait par la population vivant à l'intérieur d'une agglomération qui a vocation d'être la capitale de la région Est du pays.
C'est donc un nouveau tollé sur ces sujets qui a été soulevé, dans le cadre de l'émission hebdomadaire «Le forum de la Radio» diffusée par radio Cirta-FM de Constantine, qui a réuni des responsables élus de la commune, des responsables de l'Office national d'assainissement et ceux de l'entreprise communale chargée de l'électrification, face aux animateurs de l'émission et les journalistes.
Des citoyens ont dénoncé «l'absence des services communaux qui n'exercent aucun contrôle sur les travaux effectués par les autres opérateurs ( Sonelgaz, ADE, les opérateurs de téléphonie mobile, etc.)», «l'inefficacité des services de l'ONA qui n'ont pas un personnel qualifié... et ne possèdent pas de matériel moderne». Un autre intervenant cite pour exemple quelques cas avérés et connus de tous , «tel celui de la route principale de la cité d'El-Gammas refaite à coups de milliards et qui, en peu de temps, quelques mois au plus, a été défoncée en plusieurs endroits par l'écoulement permanent des flots provenant des multiples fuites des canalisations d'eau potable ». Un autre citoyen a parlé du projet d'électrification de la route Constantine/El-Khroub «mort né» qui s'est arrêté au quartier Sissaoui «sans explications», ainsi que des eaux usées qui traînent partout dans la cité Boussouf. Finalement, il n'y a pas eu de réponse précise par les responsables présents à ce débat public par exemple sur la question posée par plusieurs personnes pour savoir «si les autorités ou la municipalité possèdent un quelconque moyen juridique ou de rétorsion pour sanctionner ou obliger les opérateurs défaillants à respecter les normes des travaux et les conventions passées avec la mairie».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com