
Après un arrêt qui a duré environ une année, les travaux de réhabilitation du Centre des arts (ex-siège de la wilaya), lancés dans le cadre de l'événement ??Constantine capitale de la culture arabe 2015'' et qui devaient être réceptionnés en avril 2015, seront enfin repris la semaine prochaine.Selon des sources proches du dossier, cette reprise n'a été décidée qu'après de sérieuses négociations et un engagement entre les autorités locales et l'entreprise chargée des travaux de réhabilitation et d'aménagement. Les responsables de cette entreprise ont exigé d'être payés pour tous les travaux réalisés jusque-là et dont ils n'ont rien touché depuis le lancement de l'opération en 2014, avant de reprendre le chantier. «L'entreprise s'est retrouvée à réaliser un projet, octroyé sous la formule du gré à gré par l'ex-wali Hocine Ouadah, et qui coûte des milliards, avec son propre argent, sans qu'elle soit payée depuis des mois. Pourtant le taux d'avancement est presque de 80% et au niveau de certains endroits il ne reste que la finition», a déclaré notre source.Le plus intrigant dans cette opération, ce n'est pas seulement le retard accusé dans les travaux, ou le non-paiement qui a engendré l'arrêt du chantier, mais surtout le lancement des travaux sans qu'il y ait dès le début le moindre engagement officiel entre les autorités et les entreprises.C'est le cas d'ailleurs de plusieurs projets engagés dans le même cadre, avec de simples paroles et de promesses données par l'ancien wali. Voilà ce qui arrive quand les autorités agissent en violation de la réglementation, juste pour ne pas contredire leurs discours sur les avantages que l'événement culturel de 2015 devait apporter aux Constantinois.En faisant, une tournée sur les lieux, on se rend compte que les travaux semblent loin d'atteindre le taux de 80% avancé. L'état des lieux est lemême depuis la dernière visite effectuée depuis plusieurs mois par l'ex-wali. «Même le fournisseur des équipements a refusé de livrer la marchandise demandée par l'entreprise sans le paiement de la totalité de la facture», ajoute notre source.En fait, la rupture de confiance entre les autorités et les entrepreneurs a abouti à la suspension des travaux. Après la dernière réunion qui a regroupé les responsables de l'entreprise et les autorités locales, il a été décidé de reprendre les travaux et d'apurer progressivement les factures en souffrance. Mais les questions qui se posent demeurent sans réponses : pourquoi veut-on cacher le scandale de l'octroi de ces marchés ' Et pourquoi veut-on garantir l'impunité pour les responsables, à leur tête l'ex-wali ' Ceci se confirme par la réticence des autorités locales à s'exprimer sur ce sujet. Nous avons tenté de contacter le directeur des équipements publics afin d'avoir plus de détails sur ce projet, mais en vain.Aucune information n'a été fournie par ce responsable sur le coût du projet, les travaux qui restent à accomplir et les délais de livraison qui demeurent indéterminés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com