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Rentrée scolaire 2013 : La cherté de la vie pèse sur les petites bourses à Constantine



Rentrée scolaire 2013 : La cherté de la vie pèse sur les petites bourses à Constantine
Coïncidant cette année, avec les dépenses onéreuses du ramadhan et l'Aïd qui ont largement entamé les petites économies, la rentrée scolaire ne sera pas facile à gérer pour de nombreuses familles en difficultés, notamment quand les enfants sont plusieurs à être scolarisés, ont estimé de nombreux chefs de familles à Constantine. C'est ce qu'on déclaré plusieurs chefs de familles et ménagères, rencontrés sur les marchés de Constantine, où la plupart des citoyens interrogés par l'APS, se plaignent des prix «excessifs» des fournitures scolaires, comme de l'habillement des enfants. Les tabliers réglementaires des écoles primaires, roses pour les filles, et bleus pour les garçons, ont atteint les 1500 DA dans les magasins. Quant aux cartables, ils sont affichés à plus de 1600 DA, ils dépassent 2.000 DA dans des commerces plus huppés. D'autres acheteurs se rabattent sur les marchés de la cité Daksi Abdesslem (Constantine), d'El Khroub et d'Ain Smara où la friperie fait une rude concurrence aux enseignes des grandes artères. «Durant cette période, nous sommes dépassés par le va-et-vient incessant des parents en quête d´un pantalon, d'un ensemble ou d´une robe pour leurs enfants. Certes, nous proposons des prix nettement plus abordables», a souligné un fripier installé au marché de Daksi «Les temps sont dures. Il existe des parents d'élèves qui ne ne peuvent plus suivre les dépenses de l'école, Hier encore, une veuve s'est présentée, dans une telle situation», se plaint le même vendeur. Saloua, mère de trois enfants, dont deux au collège et le dernier déjà à l'école, a précisé que «les prix varient selon le choix et la qualité des articles. Ce sont les cartables qui alourdissent la facture. Certains parents n'hésitent pas à payer cher cet article, pourvu qu'il soit de bonne qualité pour durer le plus longtemps». «Mes enfants gardent leurs cartables de l'année dernière. Ils sont encore en bon état, cette année, j'achète juste les cahiers et autres articles nécessaires», explique cette mère de famille, rencontrée à un magasin de l'Avenue Mohamed Belouizdad. «Nous essayons de choisir des produits avec un bon rapport qualité/prix», se justifie-t-elle, ajoutant que «Toutes ces dépenses s'ajouteront à celles de lots de livres scolaires qui coutent trop cher, sans compter le listes d'articles qui suivra fatalement». «Ma femme et moi travaillons et pouvons nous considérer comme des privilégiés, Avec quelques sacrifices, nous arrivons à consacrer un budget spécial pour la rentrée scolaire, c'est une fois l'année. Mais c'est le quotidien qui pose problème : le coût de la vie est exorbitant», a soutenu Rédha, fonctionnaire de son état, en plaidant pour des «mesures d'aide à la scolarité», car «c'est un miracle» pour les salariés de 18.000 DA de garantir le bonheur d'une rentrée sociale pour leurs enfants. Les produits importés des pays d'Asie semblent avoir la préférence. Skandar, rencontré au quartier El Racif, dans la vieille ville, a deux enfants, il affirme trouver son compte dans ce genre d'articles.
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