« On n?oublie pas... »
La présidente du Réseau des femmes algériennes qui défendent la paix, Mme Saïda Benhabyles, a procédé, jeudi dernier, en marge d?une rencontre organisée au palais de la culture Malek Haddad de Constantine, à l?installation de la section de wilaya. Cette rencontre, à laquelle ont assisté, notamment, des familles victimes du terrorisme, des associations féminines ainsi que le célèbre chanteur El Hadj Mohamed Tahar Fergani, a été l?occasion pour l?oratrice d?expliquer aux présents la genèse de la création de ce réseau et les objectifs qui lui sont assignés. Ainsi qu?elle l?avait déjà exposé lors d?une déclaration faite El Watan (voir notre édition du 30 janvier 2005), Mme Benhabyles a souligné que le réseau qu?elle préside est le prolongement de la Coalition mondiale des femmes qui défendent la paix créée, en octobre 2004, à l?instigation de personnalités mondiales et de first ladies, notamment Federico Mayor, ex-directeur de l?uNesco, Jimmy Carter, ex-président des Etats-Unis d?Amérique, et Suzanne Moubarek, épouse du président égyptien. Au cours de son intervention, l?ex-ministre de la Solidarité a estimé que « la femme est un élément et une force de paix » ajoutant qu?il ne peut y avoir de développement durable sans paix. Réitérant son appel en faveur de l?engagement de toute la composante de la société pour cultiver la paix, laquelle passe par un travail de proximité soutenu, la conférencière a affirmé également que « l?Etat est en position de force ». Se disant, par ailleurs, prête à accompagner la démarche du président en faveur de la réconciliation nationale, Mme Benhabyles a toutefois soutenu en réponse à une intervenante : « Si on tourne la page, cela ne veut pas dire pour autant qu?on oublie les exactions commises par les terroristes. » En fin de rencontre, il a été procédé à la distribution de la charte du Réseau des femmes algériennes qui défendent la paix où il est notamment question d?élaborer un programme sur la base d?objectifs précis, à savoir protéger les femmes et les filles des violences des exploitations, faire participer pleinement les femmes à toutes les étapes du processus de paix (de la prévention à la reconstruction) et sensibiliser et mobiliser tous les groupes sociaux et toutes les personnes pour la reconstruction de la paix et la vulgarisation de la culture de la citoyenneté. Pour concrétiser ces objectifs, le réseau devra entreprendre des actions en direction de plusieurs acteurs, dont la femme, la famille, l?école, le lycée et l?université, le milieu sportif et les jeunes et les médias.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Lydia R.
Source : www.elwatan.com