Constantine - A la une

Rein à signaler



Rein à signaler
Parler des maladies du rein induit ipso facto l'évocation de la transplantation. Que n'a-t-il pas été dit lorsqu'une greffe est réalisée comme il a toujours été dit et plutôt trop dit lorsqu'une clinique se spécialisait dans ce genre d'intervention chirurgicale des plus pointues. Au début des années 2000, la première greffe réalisée à hauteur de l'hôpital Daksi de Constantine avait fait, légitimement sans doute, se dresser sur leurs ergots tous les éléments ayant fait partie de la chaîne derrière cette performance. D'autres interventions faites toutefois de manière très parcimonieuse, et pour cause, due à une contrainte majeure en l'occurrence l'interprétation des textes religieux et une pratique sanctuarisant l'usage post mortem du corps humain, allaient installer quelque part une sorte de démission, voire de doute dans les milieux concernés. Jusqu'à ce que la clinique, annoncée préalablement comme une bouée de sauvetage pour les personnes souffrantes, retombe dans l'anonymat et les malades qui ont cultivé l'espoir d'en bénéficier d'être désormais persuadés du prolongement de leur séjour dans l'antichambre de la mort. Encore heureux donc que les services de dialyse arrivent à fonctionner et à contribuer tant bien que mal à allonger la durée de vie de milliers de personnes, lesquelles restent néanmoins confinées à la sédentarisation forcée en l'absence de moyens et équipements dans des lieux autres que les grandes agglomérations. Quoiqu'il en soit, la greffe demeure le plus sûr moyen d'assurer un fonctionnement normal des reins et par extension celui (moyen) qui permet au porteur de vivre une vie normale. Il y a lieu tout de même de rappeler qu'en l'espace d'un quart de siècle depuis la première greffe réalisée en Algérie au milieu des années 1980, le nombre d'interventions réalisées et réussies n'a pas dépassé les 500. Ce qui est dérisoire, comparativement à la réalité et surtout à la très forte demande de malades. Mais autant insister sur le fait que l'interprétation des textes religieux reste la plus grande problématique, car ce qui est donné de la main gauche par les oulémas est repris de la main droite. Ainsi, un grand théologien algérien auquel a été demandé le docte avis sur la question a, en substance, répondu :«Le prélèvement d'un organe sur un cadavre pour sauver une vie humaine est autorisé.» Ce qui est donc clair, mais l'homme de religion ajoutera : «...s'il n'y a pas une autre thérapie» et tout est dans le «s'il... ».A. L.


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