Colloques, assises nationales, rencontres, commissions sont autant de méthodes adoptées pour mettre en place une stratégie industrielle efficace, mais en vain.
L'industrie nationale est toujours à la cherche d'une issue. La dernière rencontre de la tripartite, tenue à Ghardaïa, va-t-elle réussir à relancer ce secteur' Rien n'est encore garanti. Le département de Chérif Rahmani a mis le paquet en associant tous les opérateurs économiques à cette rencontre.
Le gouvernement, le patronat et la Centrale syndicale ont été conviés à réfléchir sur cette problématique qui handicape le développement de l'économie nationale. Intervenant à l'ouverture des travaux, le ministre de l'Industrie et de la PME, M.Chérif Rahmani, a affirmé que cette rencontre de haut niveau reflète l'importance de la concertation et la participation des différents opérateurs de l'industrie pour la mise en place d'une stratégie nationale de redressement de ce secteur vital de notre économie. M. Rahmani place de grands espoirs sur cette rencontre. Or, celle-ci n'est pas la première du genre. La question a fait, depuis presque une décennie, l'objet de multiples actions. Colloques, assises nationales, rencontres, commissions sont autant de méthodes adoptées pour mettre en place une stratégie industrielle efficace, mais en vain. Les différentes initiatives n'ont pas abouti à grand-chose. Le fameux projet de la stratégie industrielle menée par l'ancien ministre, Hamid Temmar, a pris des années de concertation sans pour autant aboutir. «Pour cette stratégie industrielle, je vais être brutal, elle a fait beaucoup plus l'objet de communications que d 'actions. Elle n 'a jamais été adoptée en Conseil des ministres», révélait le Premier ministre Ahmed Ouyahia, le 11 mars 2009 sur les ondes de la Chaîne III. Effectivement, beaucoup a été dit, dans ce sens, sans pour autant dégager une stratégie efficace pour le secteur. Le résultat parle de lui-même. L'industrie demeure toujours au stade de départ. Son apport dans l'économie nationale est très faible pour ne pas dire insignifiant. Le ministre Chérif Rahmani reconnait que la relance de l'industrie est une urgence. «Avec une moyenne de croissance économique qui est de 0,8% et une participation industrielle qui ne dépasse pas les 5%, nous devons relancer notre industrie», a-t-il déclaré lors de l'ouverture de la première rencontre régionale sur la production industrielle nationale organisée à Constantine. Selon lui, un programme visant à relancer l'industrie sera remis sur la table du gouvernement. Ce programme a été élaboré suite à plusieurs rencontres avec des partenaires économiques et un travail de terrain effectué par des brigades dépendantes du ministère de l'Industrie. Pour améliorer la productivité nationale, M. Rahmani a annoncé qu'une enveloppe de 350 milliards de dinars est réservée pour la mise à niveau des entreprises. L'Etat n'a jamais lésiné sur ses moyens pour relancer ce secteur.
Des enveloppes colossales estimées en milliards de dinars ont été dégagées depuis 2005 pour réanimer les entreprises nationales. Ce n'est pas tout. Des dispositions privilégiant les entreprises nationales dans l'octroi des marchés publics ont été prises. Malgré tous ces efforts, la situation du secteur constitue un véritable souci pour le gouvernement. L'Exécutif de Sellal fait de ce chantier sa priorité. Il reste à savoir s'il va pouvoir sauver l'industrie de l'inertie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadia BENAKLI
Source : www.lexpressiondz.com