Lorsqu'il entamait, en mai 2007, la mission de diriger le Centre national de formation du personnel pour handicapés (CNFPH), plus connu à Constantine sous l'appellation de centre des frères Khaznadar, le docteur Boutaghane Mohamed Tahar avait, selon ses propres déclarations, à coeur de redonner à cet établissement le véritable cachet de l'institution qui devait être le sien. Un statut d'institut supérieur aurait pu, sur le plan des salaires et des plans de carrière, avantager les 94 employés qui forment l'ensemble du personnel. La passation de consigne entre le nouveau directeur et le DAS, qui assurait jusque-là l'intérim, se serait déroulée d'une manière cordiale mais tout à fait informelle. Nous voilà donc dans le vif du sujet, poursuit notre interlocuteur, qui sera par décret conforté dans ses fonctions en novembre 2007. Toujours selon le premier responsable du centre, «la grande pagaille constatée dès les premiers contacts devait prendre fin, quel qu'en soit le prix à payer. Nous savions donc que cela n'allait pas se réaliser sans certaines levées de boucliers», indique-t-il. Et de poursuivre: «Nous le pressentions, car bien avant notre désignation à ce poste, certains employés du centre avaient signifié à notre tutelle qu'il était plus logique pour elle de nommer quelqu'un du sérail. Je savais qu'il ne me fallait pas m'attendre au tapis rouge, mais cela je m'y étais préparé sereinement». Le même responsable ajoute: «Je commençais par une purge au niveau de la loge de gardiennage, car c'est à ce niveau que le mal entrait en la demeure. Des investigations et témoignages nous apprendront au fil des jours que certains employés avaient transformé le centre en véritable lieu de débauche, avec de l'alcool et de la drogue qui agrémentaient des soirées galantes et mouvementées. Quatre sur les douze agents de sécurité allaient être sanctionnés et mis à pied». Sur un autre chapitre, indique Boutaghane, une prise en charge de tous les services s'imposait tant sur le plan de l'hygiène, de l'étanchéité des classes que sur celui des comportements. Sur le plan pédagogique, poursuit le même responsable, de nombreuses irrégularités et passe-droits sont relevés, «tant et si bien que nous fumes obligés de consulter notre tutelle et finir par déposer plainte au-devant de la justice». Au coeur de ces nombreux conflits, est cité le magasinier de l'établissement que le directeur refuse de reconnaître comme représentant légitime du syndicat du centre et qu'il accuse ouvertement d'«indélicatesse», dont celle d'avoir «utilisé du matériel de l'établissement au profit de sa propre entreprise», accuse le directeur. De son côté, le magasinier incriminé, M. Messahel Kamel, s'insurge et rejette toutes ces accusations qu'il qualifie d'infondées. Il dénonce l'ostracisme dont il est victime, évoque les ponctions injustes opérées sur son salaire, le harcèlement «assidu» de la part de la direction qui, selon lui, a poussé certains agents de sécurité jusqu'à lui interdire l'accès de l'établissement.
j'ai besoin la dresse de cnfph costantine et le numero de la boite postale s'il vous plait.
ismahan aibout - enseignante - mastaganem, Algérie
16/12/2010 - 9300
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani Aziz
Source : www.lequotidien-oran.com