Quatre crèches
sur les 34 qui existent au niveau de la wilaya de Constantine, 08 publiques et
26 privées, ont été fermées dernièrement suite à des rapports de la Direction
de l'action sociale (DAS), mettant en cause leur conformité aux dispositions du
cahier des charges régissant ce genre d'établissement.
Selon la
responsable du dossier à la direction de ladite administration, «sur les quatre
crèches fermées, trois appartenant au secteur privé l'ont été temporairement
jusqu'à application des remarques et observations faites par la commission, et
l'autre, publique, l'a été définitivement pour cause de défaillances graves
touchant plusieurs domaines dont, notamment, la literie qui est complètement
abîmée et même la bâtisse très ancienne et endommagée». Cette dernière est
située en plein centre-ville de Constantine. Alors que les autres, fermées
provisoirement, ont obtenu un délai de trois mois pour leur permettre de lever
les réserves émises lors du contrôle. Elles se trouvent à El Khroub, Aïn S'mara
et à la cité Serkina à Constantine». Et notre interlocutrice indique que «les
réserves émises dans ces derniers cas concernent, grosso modo, les sanitaires
qui ne sont pas adaptés à l'âge des enfants, et à la non séparation des biberonnières
et les cuisines». Concernant les conditions devant régir le secteur des
crèches, notre vis-à-vis dira qu'il est fait obligation au directeur ou au
gérant de la crèche d'être titulaire d'un diplôme en relation avec le monde de
l'enfant : psychologue, éducateur, assistante sociale, pédiatre, etc. Il doit
également faire valoir au moins une expérience de cinq ans avec l'enfance. Les
mêmes conditions sont posées à l'encadrement des enfants des crèches en
question, dont il y a lieu de rappeler que chaque éducateur ou éducatrice ne
peut encadrer plus de cinq enfants non marchant et pas plus de 12 marchants.
Et d'après notre
interlocutrice, les sorties sur le terrain de la commission de contrôle sont de
deux sortes, elles se font avant l'ouverture de la crèche, par des
«pré-visites» pour vérifier si les préalables nécessaires afin d'exercer
l'activité en question sont respectés. Alors que pour celles déjà existantes,
il s'agit d'inspections sur site pour constater de visu l'état des lieux et
émettre des réserves qu'ils devront lever, éventuellement, en cas de
défaillance dans la construction, la confection du menu qui doit être riche,
l'emplacement qui ne doit pas être à proximité d'une autoroute, etc. Dans
pareil cas, un délai est négocié et arrêté avec la direction de l'établissement
concerné, qui s'engage à lever les réserves émises et remédier à la situation
sous peine de sanctions qui peuvent aller jusqu'à la fermeture et le retrait
pur et simple de l'agrément.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com