
Nasser HannachiLa révision par le Conseil des ministres, en 2011, des processus d'habilitation des projets d'investissements et leur accompagnement jusqu'à concrétisation, via l'Agence nationale de développement de l'investissement (Andi) par le biais du guichet unique et le Calpiref (Comité d'assistance à la localisation et à la promotion de l'investissement), se voulait un essor impactant l'économie nationale. Les multiples facilitations envers les opérateurs incitaient à concocter des esquisses. Celles-ci ne seront pas réalisées dans l'immédiat faute d'un foncier aux normes permettant aux investisseurs potentiels d'activer. Et l'alternative de créer de nouvelles zones bat de l'aile. Du retard sachant que les espaces d'activités en intra-muros sont saturés. Faire de la capitale de l'Est une région industrielle par excellence où la mécanique, l'agroalimentaire et l'industrie pharmaceutique rayonnent à tout bout de champ aux côtés d'un maillage issu d'autres initiatives «économiques» est une ambition étudiée mais pas encore traduite sur le terrain. Le parc industriel grand format promis par les responsables piétine, malgré les intentions d'entreprenariat émises au quotidien par les jeunes diplômés ou autres opérateurs détenteurs de projets complémentaires à la cartographieéconomique de la ville et ses municipalités. L'investissement à Constantinereste tributaire des aires d'activités.Une équation demeurant en voie de résolution ... En clair le foncier industriel tarde à livrer sa nouvelle configuration pour y voir mûrir les multiples projets inscrits au niveau de l'Andi via le guichet unique décentralisé. Et ce, en dépit des multiples entreprises et promesses larguées depuis presque deux ans par les autorités locales. De fait il a été question de doter la capitale de l'Est de plusieurs zones d'activités afin de booster un secteur en berne depuis des lustres où la mécanique côtoie l'agroalimentaire et les produits pharmaceutiques dans un décor stéréotypé. La forte demande exprimée en matière de foncier industriel qui pénalise les opérateurs potentiels est en voie de trouver une fin heureuse auprès des responsables. Ces derniers ont dégagé des aires au niveau des communes de Didouche-Mourad et de Aïn Abid. Des bureaux d'études chargées des réaménagements livreront incessamment leur esquisse pour amorcer un parc industriel tant espéré par les responsables en charge du secteur. «En intra-muros il est évident que toute la superficie est saturée. Il fallait trouver des solutions de rechange aux alentours des communes en prenant en compte les potentialités de chacune en matière d'investissement. La commune de Didouche-Mourad abritera ainsi une zone industrielle vouée à la pharmaceutique et à la mécanique», souligne un cadre à la direction locale de l'investissement.La nouvelle ville Ali- Mendjeli est aussi inscrite dans le programme de développement industriel tout comme Aïn Smara. Ce qui donnera un peu plus de1 000 hectares voués à l'investissement, répartis entre zones industrielles, au nombre de 4, et zones d'activités (11), selon la Société de gestion immobilière des zones industrielles (SGI). La volonté d'enclencher le déclic bâtisseur est quelque peu freinée en raison des latences enregistrées dans quelques bureaux.A commencé par la phase transitoire par laquelle est passée la directionl'investissement dans cette wilaya en raison de la vacance à la tête de cetorganisme depuis le départ, il y a plus de deux ans, de son directeur (muté), alors qu'il y a des dossiers qui ont été validés. N'empêche que Constantine semble avoir pris une longueur appréciable, de l'avis des gestionnaires au niveau de l'Agence nationale d'investissement. Ce qui la conforte dans le secteur à l'échelle nationale. L'Andi aura franchi un pas en accueillant de multiples investisseurs potentiels pour rayonner en diverses zones industrielles. Le guichet unique a validé près de 335 projets en 2013. Un nombre appréciable selon les responsables locaux car cela permettra de développer le tissu industriel de la région dans plusieurs créneaux. Les avantages fiscaux et parafiscaux (décidés en 2011 par le Conseil des ministres) y sont pour beaucoup dans cet enthousiasme pour investir. Et le Calpiref (Comité d'assistance à la localisation et à la promotion de l'investissement et de la régulation du foncier) n'est pas en reste. Néanmoins le spectre industriel au sens propre du terme est prédominé par des créneaux comme les transports ou le bâtiment qui occupent respectivement 51% et 25% du totale, reléguant l'industrie cette pierre angulaire de l'économie à un degré bien inférieur frôlant les 12 %. Quoiqu'il en soit, le bon vouloir des sphères centrales à réanimer et mettre sur pied les industries à travers des facilitations bute sur la sempiternelle indisponibilité du foncier. Il faudra quelques temps pour voir tous les dossiers en instance, voire en quête de lopin, où les manufactures se concrétiser et se traduire en postes d'emploi et par ricochet en résorption du taux de chômage. «Il est nécessaire d'accélérer le processus de réhabilitation ou de création des zones d'activités. C'est l'alternative sine qua non pour développer des industries à Constantine et permettre aux opérateurs jeunes de brasser une carrière d'entreprenariat», commente un gestionnaire.N. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : La Tribune
Source : www.latribune-online.com