Constantine - A la une

Procès / Réaction : "Plus jamais ça !"



Au lendemain de la condamnation à la peine capitale des deux assassins des petits Haroun et Ibrahim, tous les Constantinois approchés par l'APS disent éprouver un "sentiment de soulagement" mêlé de "tristesse et de compassion" envers les parents et les proches des victimes. L'on est bien loin de la colère qui s'était emparée de la ville aussitôt après la découverte des deux corps sans vie, enfouis dans des sacs. Loin aussi des appels à la loi du talion et à "l'exécution publique" des criminels. "Ceux-ciont été jugés sereinement, souverainement et justice a été rendue, au nom du peuple algérien, sans passion et sans éréthisme", ont estimé nombre de citoyens à l'issue du verdict. Dimanche, lors de l'audience au tribunal criminel de Constantine, les deux tueurs, "Mamine" (38 ans), de son vrai nom Yamine Gouassem, et "Catastrophe" (Hamza Oubiri, 21 ans), n'avaient d'autre méthode de défense que de nier, de tout nier, aussi bien leur crime que leurs aveux devant les enquêteurs il y a un peu plus de quatre mois. Acculés, ils ont prétendu que leurs aveux ont été obtenus "sous la contrainte". Un système de défense que le procureur de la République a vite fait de tailler en pièces en révélant, avant que le tribunal ne se retire pour délibérer, que lors de l'enquête préliminaire, les deux comparses étaient filmés et leurs aveux, obtenus "sans aucune violence" de la part des policiers, dûment enregistrés. En fait, le représentant du ministère public a affirmé, dans son réquisitoire, que cette affaire a été "le volcan qui a cassé le tabou de la pédophilie qui se propage dans notre société". Méthodiquement, le magistrat a démonté que c'était un "acte planifié et organisé" sinon, s'est-il interrogé, "comment expliquer que même les chiens policiers, spécialement dressés, n'aient pu localiser les deux enfants durant les recherches '" Le procureur, se fondant sur les conclusions de l'enquête menée par la police scientifique, est allé jusqu'à décrire, avec force de détails, la façon dont les deux hommes s'y sont pris pour perpétrer avec sang-froid cet "horrible assassinat". Dans la soirée de dimanche, puis dans la matinée de lundi, tous les commentaires des Constantinois, aussi bien à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, théâtre du forfait, que partout ailleurs dans la wilaya, tournaient autour de cette affaire. Beaucoup se disent "soulagés" que justice eut été rendue, d'autres encore voudraient que justice "soit faite", mais tous, sans exception, crient "plus jamais ça !"
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)