Après un premier report le mercredi dernier, le procès intenté pour
«diffamation et atteinte à un fonctionnaire» par le wali de la wilaya de
Constantine contre le président de la coordination des associations s'est tenu
hier au niveau du tribunal correctionnel de Ziadia.
La défense de l'accusé a plaidé le rejet dans la forme de la plainte du
wali, évoquant à ce propos «l'absence d'une instruction judiciaire, qui se
trouve impérative dans ce genre d'affaire» traitant de la diffamation et
d'atteinte à un fonctionnaire. Dans le fond, elle plaidera «non coupable»,
mettant en avant l'absence de toute velléité diffamatoire, en cela que la
conférence de presse qui a suscité cette levée de boucliers, dont les comptes
rendus parus sur la presse ont été «jugés» diffamatoires par le chef de
l'exécutif local, «a été enregistrée sur CD, et a vu la présence de membres des
services de sécurité».
Précisant dans ce contexte que «des éclaircissements et des précisions
ont été adressés par l'intéressé aux titres de la presse écrite concernés pour
lever toute équivoque sur les déclarations du président de la Coordination des
associations, lesquelles déclarations ont été dénaturées, alors que l'accusé
n'avait fait ce jour-là qu'exercer son rôle comme le lui confère la
réglementation, en émettant des critiques sur la gestion de plusieurs dossiers
sensibles». Le procureur général, de son côté, a requis l'application de la
loi, tout court. Après avoir entendu, aussi, deux témoins présentés par la
défense de l'accusé, le président de l'audience mettra le verdict en délibéré
pour le 17 juin prochain.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : AZ
Source : www.lequotidien-oran.com